Les marchés émergents sont attrayants

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Charles Brandes, président du conseil de Brandes Investments (San Diego, Californie)

Richard Dufour

Q : Quel a été l'événement le plus significatif des derniers jours en Bourse?

R : C'est évidemment la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed), mercredi, de maintenir inchangé son soutien à l'économie des États-Unis. C'est ce qui a eu le plus gros impact cette semaine. La Fed a fait savoir qu'elle allait continuer de débourser 85 milliards par mois pour racheter des actifs financiers. Cette annonce ne touche cependant en rien la façon dont nous gérons nos portefeuilles et nous n'y accordons donc pas une très grande importance. Ce que la Fed fait ne change pas la façon dont nous évaluons les titres ni la valeur fondamentale des entreprises dans lesquelles nous investissons.

Q : Quel indicateur suivez-vous le plus attentivement?

R : Nous les suivons tous, mais nous les utilisons avant tout selon les entreprises ou les secteurs dans lesquels nous investissons. Ça va donc varier selon le type d'entreprise, l'industrie ou le pays dans lequel se trouvent les activités.

Q : Que feriez-vous avec plusieurs milliers de dollars à investir?

R : Le marché boursier est encore attrayant malgré la récente progression. Mais il se trouve de meilleures occasions à l'extérieur des États-Unis et du Canada. Les marchés émergents sont très attrayants. Tout le monde devrait avoir au moins 13% de son portefeuille dans les marchés émergents, ce qui équivaut à la proportion des marchés dans l'indice mondial. La majorité des gens sous-investissent dans les marchés émergents. Personnellement, j'ai 20% de mon portefeuille dans les marchés émergents. La croissance est plus importante dans les marchés émergents que dans les marchés développés. Il faut réduire son exposition aux États-Unis. Il n'y a plus autant d'aubaines. Il y a toutefois encore des titres qui méritent d'être achetés. Je pense notamment à Microsoft et Apache, une entreprise qui se spécialise dans l'exploration pétrolière et gazière.

Q : Quel placement évitez-vous à tout prix?

R : Le marché obligataire, l'investissement passif comme les fonds indiciels et les quatre ou cinq grandes banques chinoises. Des ajustements devraient être apportés dans les bénéfices de ces banques. Il faut se méfier même si l'évaluation peut sembler attrayante.

Q : Qu'est-ce que les marchés sous-estiment le plus?

R : Le secteur des télécommunications en Europe et dans les marchés émergents. En Europe, je pense notamment à Telecom Italia. Tout le monde veut éviter l'Italie en raison des ennuis économiques là-bas. Cependant, il s'agit d'une aubaine pour un investisseur à long terme. Dans les marchés émergents, on aime beaucoup les télécoms en Arabie Saoudite et en Afrique du Sud, où l'on trouve une population jeune. Il y a donc un fort potentiel de croissance dans la transmission des données et de la messagerie texte.

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