Refaire sa toiture, sans s'enfarger

La couverture d'un toit plat ou à pente légère dure une quinzaine d'années en... (Bloomberg)

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(Montréal) La couverture d'un toit plat ou à pente légère dure une quinzaine d'années en moyenne. Mais les propriétaires peuvent prolonger sa durée de vie jusqu'à 20 ou même 25 ans, s'ils refont leur toiture en suivant des standards de qualité élevés, estime Guy Lalonde, directeur technique de l'Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ).

À l'inverse, les propriétaires qui tournent les coins ronds, en espérant économiser un peu d'argent, risquent de d'avoir des problèmes d'infiltration d'eau quelques années plus tard.Voici quelques étapes à suivre pour réparer ou refaire sa toiture, sans s'enfarger:

- Assurez-vous que le couvreur détient une licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), qui exige un cautionnement de sa part afin de dédommager les clients qui seraient lésés.

- Toutefois, la licence ne vous met à l'abri de tous les risques. Un peu comme sur la route, «ce n'est pas parce que les conducteurs ont leur permis, que tout le monde conduit bien», illustre Marjolaine Veillette, porte-parole de la Régie.

- Il faut donc exiger plusieurs soumissions, demander des références, vérifier la qualité des travaux accomplis ailleurs. «Assurez-vous que le couvreur a respecté ses échéanciers, car le boulot ne manque pas et plusieurs entrepreneurs accumulent du retard et ne parviennent pas à respecter leur promesse», souligne M. Lalonde. Un gros problème quand le toit coule.

- Faites faire des soumissions détaillées. Pour mieux comprendre les éléments essentiels de la réfection d'un toit, consultez la brochure Avant de réparer ou de remplacer le revêtement du toit, préparée par la SCHL (www.cmhc-schl.gc.ca/fr/co/relo/fedore/fedore_017.cfm). Le site de l'AMCQ contient aussi un questionnaire pour aider les propriétaires à choisir un couvreur (www.amcq.qc.ca/BABEL/3_grand_public/faq.html).

- M. Lalonde fait ressortir quelques questions cruciales :

1- La ventilation de l'entre-toit est-elle adéquate? Si l'on observe des traces de condensation, le couvreur devra peut-être en ajouter. L'isolation de l'entre-toit doit-elle être améliorée? Si oui, attention de ne pas tomber dans l'excès. Un toit trop isolé sera plus froid et la neige s'accumulera davantage. Si le toit est faible, il risque de s'écrouler.

2- La surface en bois est-elle pourrie? Malheureusement, on ne le sait pas toujours avant les travaux, avant d'enlever la membrane. Fixer donc à l'avance, avec le couvreur, un prix au prix carré, advenant le cas où il devrait remplacer des morceaux.

3- Les solins (ex : les bandes qui raccordent le toit au pourtour de la cheminée, ou au muret qui sépare les maisons mitoyennes) sont-ils stables? Doivent-ils être remplacés? Notez que les solins qui recouvrent le parapet tout autour du toit doivent s'élever jusqu'en haut et redescendre au moins deux pouces de l'autre côté.

4- Quel type de membrane sera appliqué? Combien de plis de feutres seront disposés en dessous?

5- Comment sera appliquée la membrane? Pour éviter les problèmes d'infiltration à la jonction entre le toit et les solins, la membrane devrait recouvrir les solins sur une hauteur d'au moins 12 à 16 pouces.

6- Une toiture de bardeaux en pente est moins sujette aux problèmes et dure plus longtemps, soit 25 à 30 ans. Néanmoins, il faut s'assurer que la membrane protectrice s'étirera du bas du toit jusqu'à au moins un mètre au-delà de la face intérieure du mur.

- Avant de fixer votre choix sur un couvreur, assurez-vous qu'il dispose d'une assurance responsabilité, recommande aussi M. Lalonde. Essentiel si les ouvriers causent accidentellement des dommages à votre propriété durant les travaux.

- «Dans la mesure du possible, ne versez aucun acompte ou négociez pour ne donner qu'une très petite somme. Plusieurs consommateurs ont perdu des sommes considérables à la suite de la disparition ou de la faillite de l'entrepreneur», rappelle l'Office de la protection du consommateur.

- Ne payez pas d'un coup sec. Payez plutôt par tranches, au fur et à mesure de l'exécution des travaux. Gardez-vous une marge de 10% à 15%, payable à la fin des travaux, pour vous assurer que les travaux soient entièrement effectués à votre satisfaction, recommande aussi l'OPC.

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