Les petits investisseurs peuvent imiter les gestionnaires

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Ross Marowits
La Presse Canadienne

L'investisseur moyen n'a pas la possibilité d'obtenir le genre d'entente privée que les principaux fonds de pension canadiens utilisent pour annuler l'impact négatif du marché boursier volatil, que ce soit dans le secteur immobilier, dans le domaine des oléoducs et dans les routes à péage.

Des experts financiers affirment toutefois que les petits investisseurs peuvent s'inspirer des stratégies adoptées par des fonds tels que l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada, la Caisse de dépôt et placement du Québec ou d'autres gestionnaires professionnels.

Ces gestionnaires ont permis d'amasser des milliards dans le cadre d'ententes dans le domaine des infrastructures au pays et à l'étranger, cherchant à obtenir des retours sur investissements constants pour combler les besoins des membres des régimes de pension.

Adrian Mastracci, gestionnaire de portefeuille chez KCM Wealth Management, affirme que la majorité des petits investisseurs n'ont pas accès à de telles opportunités, mais qu'ils peuvent toujours s'inspirer de l'esprit de ce type de transaction en recherchant des investissements alternatifs.

«Je crois que les régimes de pension ont déclenché un genre de vague», a-t-il dit, avant d'ajouter que les riches particuliers disposant de millions à investir ont également suivi des étapes similaires.

L'Institute for Private Investors (IPI), qui a interrogé 345 familles ultra-riches disposant d'au moins 30 millions $ US en patrimoine pouvant être investi, révèle que celles-ci ont réduit leurs investissements dans les fonds spéculatifs et mutuels.

Le coup de sonde a aussi permis de découvrir que 45 pour cent des répondants avaient accru leur participation dans le marché des commodités, tandis que 31 pour cent ont plutôt choisi l'immobilier, et 22 pour cent, dans les fonds de capital-investissement.

«Les données de cette année ont renforcé les tendances en investissement que nous avons vues chez les ultra-riches, et ce jusqu'à l'augmentation des prises de participation dans les secteurs des commodités et de l'immobilier, et la popularité constante des investissements directs dans des entreprises privées», a souligné Mindy Rosenthal, la directrice exécutive de l'IPI.

Au dire de M. Mastracci, les investisseurs ordinaires peuvent diversifier leur portefeuille au-delà des actions et des obligations via des fonds négociés en Bourse qui se concentrent sur les infrastructures, l'immobilier, les commodités, les marchés émergents et d'autres investissements alternatifs.

Il soutient toutefois que les investisseurs doivent également posséder des objectifs d'investissements à long terme et disposer d'une tolérance au risque suffisamment important pour des investissements qui sont accompagnés de certains défis.

«Les souscriptions privées sont difficiles à évaluer, elles ne s'échangent pas de la même manière que les actions, alors vous devez comprendre quelques aspects supplémentaires à propos de cet aspect particulier du portefeuille», a dit M. Mastracci.

L'auteur financier Gordon Pape a indiqué de son côté que l'investisseur moyen pouvait s'inspirer des grands joueurs en observant leur portefeuille comportant un mélange d'actions, de biens à rendement fixe, de biens immobiliers et de projets d'infrastructure.

Les sociétés d'investissement immobilier peuvent ajouter des opportunités concernant des biens immobiliers, tandis que les fonds mutuels et les fonds cotés en Bourse peuvent ouvrir des portes dans le domaine des infrastructures.

L'adoption de cette stratégie dépend des objectifs des investisseurs individuels et de la situation, a précisé M. Pape.

«Cela serait certainement approprié pour une personne faisant partie d'un régime enregistré d'épargne-retraite (REER) ou d'un régime d'épargne-retraite d'un genre quelconque de jeter un oeil à ce genre de stratégie et d'avoir au moins une petite idée de ce que les gestionnaires de fonds professionnels font», a-t-il dit.

Cela ne serait toutefois pas recommandé pour quelqu'un de plus agressif dans ses investissements, et qui désire maximiser son potentiel de gain en capital à l'extérieur d'un REER, a-t-il ajouté.

Le PDG de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, a récemment déclaré que le changement graduel des placements privés vers des actions publiques offrait une opportunité de générer du rendement à long terme.

«Ces investissements reflètent une stratégie basée sur la valeur intrinsèque de l'économie réelle, pas des illusions financières», a déclaré M. Sabia lors d'un discours présenté le mois dernier devant le Canadian Club de Montréal.

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