Bombardier: un syndicat évoque la fin des contrats avec Boeing

« Après les États-Unis et le Japon, le gouvernement... (Photo ERIC PIERMONT, archives Agence France-Presse)

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« Après les États-Unis et le Japon, le gouvernement britannique est le troisième acheteur de produits Boeing en importance au monde », écrit le syndicat Unite the Union.

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Le plus grand syndicat du Royaume-Uni, Unite the Union, exige du gouvernement britannique qu'il « annonce clairement » que ses contrats actuels et futurs totalisant plus de 10 milliards de dollars avec Boeing sont « mis en danger » par les agissements de l'entreprise américaine au détriment de Bombardier.

Unite the Union représente 1,42 million de travailleurs au Royaume-Uni et en Irlande. Il est aussi affilié à United Steelworkers, le plus grand syndicat industriel nord-américain, représenté au Québec par les Métallos. Il dit représenter 3000 des 4300 employés des cinq installations de Bombardier en Irlande du Nord.

Il a déposé cette semaine un court mémoire auprès du Comité des affaires nord-irlandaises du Parlement britannique, lequel a lancé des travaux sur l'entente survenue entre Airbus et Bombardier et les mesures prises pour sauvegarder les emplois de l'entreprise québécoise en Irlande du Nord.

« Boeing détient actuellement des contrats totalisant 4,6 milliards de livres [7,8 milliards de dollars] avec le gouvernement britannique, écrit le syndicat. Nous estimons qu'à court terme, il s'y ajoutera des contrats publics, principalement militaires, totalisant 1,5 milliard de livres [2,5 milliards de dollars]. En effet, après les États-Unis et le Japon, le gouvernement britannique est le troisième acheteur de produits Boeing en importance au monde. »

« Il faut maintenant agir pour annoncer clairement à Boeing que ces contrats seront mis en danger par une façon de procéder qui va mener à des pertes d'emplois catastrophiques en Irlande du Nord, région qui souffre déjà d'un désavantage économique. »

- Unite the Union

Le gouvernement de Theresa May devrait, selon Unite, « résister au protectionnisme de l'administration Trump et demander que les États-Unis mettent fin à leur offensive contre Bombardier et, par extension, contre la main-d'oeuvre britannique ».

Le gouvernement britannique a déjà pris position à de multiples reprises pour Bombardier. Mme May a discuté du sujet directement avec M. Trump, l'un de ses ministres a rencontré la haute direction de Boeing et ses avocats sont impliqués dans le dossier juridique auprès du département du Commerce des États-Unis.

FACTEUR DE PAIX

Environ 1000 personnes effectuent du travail lié à la C Series en Irlande du Nord, principalement pour la fabrication des ailes. Cette proportion d'environ 25 % des 4000 employés de Bombardier dans la région est toutefois appelée à grimper à 60 % au cours des trois prochaines années, selon le syndicat.

« Dans ce contexte, toute menace sérieuse contre la C Series soulève des questions immédiates sur la viabilité économique de l'ensemble de la capacité de production de Bombardier en Irlande du Nord. »

Et, par voie de conséquence, c'est toute la stabilité politique de la région qui est menacée, avance Unite, étant donné qu'on y estime à 20 000 le nombre d'emplois directs, indirects et induits liés à Bombardier.

« Les emplois chez Bombardier ont un poids social particulier dans une économie aussi petite que celle de l'Irlande du Nord, et dans l'économie de Belfast en particulier. Ce sont parmi les meilleurs emplois occupés par des gens provenant des zones ouvrières de la ville et ils jouent un rôle particulièrement important dans la confiance économique nécessaire aux efforts à long terme pour la paix. »




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