Bombardier va supprimer 280 emplois à Belfast

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L'an dernier, Bombardier avait déjà supprimé un millier de postes en Irlande du Nord.

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Agence France-Presse
Belfast

L'avionneur canadien Bombardier, actuellement au coeur d'une dispute commerciale avec son rival américain Boeing, va supprimer 280 emplois administratifs dans son site nord-irlandais de Belfast.

Dans un communiqué, Bombardier ne mentionne pas ce bras de fer avec son rival américain et justifie sa décision inscrite dans «son plan global de réduction de masse salariale à hauteur de 7500 postes comme annoncé en octobre dernier». Dans ce cadre «il continue de réviser ses effectifs à Belfast».

La société dit «reconnaître l'impact sur ses employés et leurs familles» mais affirme «devoir continuer à réduire les coûts et à améliorer son efficacité pour s'assurer une compétitivité sur le long terme».

Bombardier est menacé de se voir imposer des droits de 220% sur ses ventes d'avions aux États-Unis et une taxe antidumping de 80%, à la suite d'une plainte de son rival Boeing.

Dans un communiqué, Davy Thompson, représentant de Unite, a regretté la nouvelle, alors que les syndicats et les personnels de l'avionneur «se mobilisent pour mettre la pression sur Boeing et sur l'administration américaine» pour éviter cette hausse qui affecterait les ventes de Bombardier qui doit livrer 125 appareils à la compagnie Delta Airlines.

«Il est dommage que nos efforts soient récompensés par cette annonce», poursuit le communiqué.

Le syndicat s'inquiète d'une situation sociale qui se dégrade, d'autant que «la direction a annoncé il y a moins d'un mois 95 suppressions de postes», ce qui pour lui «souligne notre crainte que l'accord passé avec Airbus dans les 15 derniers jours n'a apporté aucune garantie aux employés d'Irlande du Nord».

Le constructeur européen Airbus a en effet engagé un important rapprochement commercial avec Bombardier en prenant une part majoritaire du programme d'avions moyen-courriers C Series.

Réagissant à l'annonce des suppressions d'emplois, le député UUP (Ulster Unionist Party) de l'est de Belfast, Andy Allen, a déclaré que «l'industrie d'Irlande du Nord continue d'être durement touchée et nous avons maintenant un besoin urgent de voir des actes en soutien du secteur», en référence à l'absence de gouvernement en place à Belfast depuis le mois de mars.

Bombardier est l'employeur privé le plus important du pays avec plus de 4000 salariés. C'est à Belfast que sont assemblées les ailes et une partie du fuselage du C-Series, appareil dont les ventes sont directement menacées en cas de pénalités infligées par Washington à l'avionneur canadien.

L'an dernier, la firme avait déjà supprimé un millier de postes en Irlande du Nord.




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