Bombardier: des dirigeants soupçonnés de corruption en Azerbaïdjan

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L'Unité anticorruption de Suède croit que la filiale de Bombardier a fait collusion avec des fonctionnaires du gouvernement azerbaïdjanais pour décrocher un contrat de 340 millions US en 2013.

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Trois dirigeants d'une filiale suédoise de Bombardier Transport sont soupçonnés de corruption et détenus à Stockholm dans une affaire de vente d'équipement de signalisation à l'Azerbaïdjan, rapporte le Globe and Mail.

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À droite, l'avocate Cristina Bergner et son client, Evgeny Pavlov.

Photo Soren Andersson / TT via AP

Selon le journal torontois, l'Unité anticorruption de Suède croit que la filiale de Bombardier a fait collusion avec des fonctionnaires du gouvernement azerbaïdjanais pour décrocher un contrat de 340 millions US en 2013.

«En dépit du fait que Bombardier était arrivé en cinquième place en termes de prix, ils ont remporté l'appel d'offres de 2013 lorsque des concurrents qui avaient proposé un meilleur prix ont été disqualifiés par les autorités ferroviaires en Azerbaïdjan», ont précisé les procureurs dans une déclaration citée par l'agence Reuters.

Les procureurs ont indiqué avoir obtenu des courriels incriminants lors de perquisitions menées chez Bombardier en Suède en octobre.

«Nous pouvons confirmer que des employés de Bombardier Transport Suède ont été interrogés par la police suédoise, a déclaré vendredi un porte-parole de l'entreprise au siège social de Berlin, Claas Belling. Il est trop tôt pour se prononcer quant aux conclusions de l'enquête et des procédures.»

Coentreprise fictive

Lors d'une audience devant un tribunal de Stockholm, vendredi, l'Unité anticorruption a plaidé que le contrat a été obtenu en partie grâce à une coentreprise appelée Trans-Signal-Rabita pour laquelle on aurait inventé un historique afin de répondre aux exigences de l'appel d'offres.

L'Unité anticorruption accuse également Bombardier Transport de vendre son équipement de signalisation EBI Lock 950 en Azerbaïdjan par l'entremise d'une société-écran, Multiserv Overseas. Les procureurs ont déposé en cour des documents montrant que Bombardier Transportation Sweden a vendu des EBI Lock 950 à Multiserv Overseas pour 20 millions US puis que cette dernière les a revendus à Trans-Signal-Rabita pour 104 millions US.

L'un des trois suspects a comparu devant le tribunal vendredi: il s'agit d'Evgeny Pavlov, un Russe établi à Stockholm qui se présente sur LinkedIn comme «chef des ventes et du marketing et coordonnateur de pays pour la région nord» chez Bombardier Transport. En 2013, lors de la signature du contrat en Azerbaïdjan, il était chef du développement des affaires et directeur général adjoint du bureau de Bombardier à Moscou.

Le juge a prolongé vendredi la détention de M. Pavlov de deux semaines par crainte qu'il ne quitte la Suède. Le deux autres suspects, dont les noms ne sont pas connus, doivent être remis en liberté, d'après le Globe and Mail.

Vendredi au tribunal, les procureurs ont lu des passages de la vaste enquête que le journal a publiée à ce sujet en décembre.




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