Téo Taxi: l'ambitieux plan d'Alexandre Taillefer

L'homme voit grand, et c'est tant mieux, car le tout est - et sera - réalisé... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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L'homme voit grand, et c'est tant mieux, car le tout est - et sera - réalisé sans qu'un seul véhicule n'émette la moindre trace de co2 dans l'atmosphère! Présentation du vaste plan de l'ancien dragon et associé principal de XPND Capital.

Alexandre Taillefer se dit «très satisfait» du lancement des taxis électriques. Au taux actuel, ils réalisent l'équivalent de 30 000 courses par mois. «À ce rythme, on atteindra très bientôt le seuil de la rentabilité», dit-il. Ces résultats sont obtenus malgré un retard sur l'échéancier prévu. Un bogue dans l'application a causé un délai de quatre mois. Le fournisseur externe a été remplacé. Une nouvelle version a été conçue par Téo. Elle sera lancée le 21 avril.

Nouveaux marchés 

Maintenant que le modèle est validé, l'homme d'affaires regarde de nouveaux marchés pour les taxis. Les prochaines villes dans sa ligne de mire sont Québec et Toronto. Il souhaite y créer des partenariats, comme il l'a fait à Montréal. L'an dernier, son groupe a acheté Taxi Hochelaga. Cette flotte de 500 taxis passera graduellement au mode électrique. Les nouveaux modèles porteront les couleurs blanc et bleu.

Transport adapté 

La population vieillit. La clientèle handicapée et à mobilité réduite est appelée à grandir. Le groupe veut prendre sa place dans ce marché. Taxi Hochelaga est déjà spécialisé dans ce créneau. Son modèle va toutefois évoluer. M. Taillefer étudie différentes options pour fabriquer des véhicules au Québec. Parmi elles: concevoir un modèle à partir des plateformes de la chinoise Geely ou de la turque Karsan. «C'est notre responsabilité d'en arriver au bon véhicule», dit-il.

Téo Scolaire 

Grâce à XPDN Capital, M. Taillefer est actionnaire d'Autobus Lion depuis l'an dernier. L'entreprise de Saint-Jérôme a lancé un autobus scolaire entièrement électrique. Le «eLion» est propulsé par un moteur TM4, développé par une filiale d'Hydro-Québec. «Les routes scolaires sont incontournables dans notre stratégie électrique, dit-il. Elles ont de courtes distances et les temps d'attente, entre chaque voyage, permettent de recharger les batteries.»

Téo Mobile 

Dès l'an prochain, on pourra louer des autos électriques Téo, sous forme d'autopartage. Au départ, le projet comptera une dizaine de véhicules. Un centre de services rechargera les piles et inspectera la mécanique. «Avec le taxi, Opus et BIXI, la location fait partie d'une solution globale de transport», dit M. Taillefer. Pour ajouter à l'expérience, les utilisateurs seront amenés par Téo Taxi à leur véhicule, puis raccompagnés à domicile après la location.

Téo Cargo 

Un volet livraison sera aussi offert l'an prochain. Téo utilisera des mini-camionnettes, et des taxis et véhicules de location disponibles, pour acheminer des colis. Par ailleurs, un volet camionnage verra le jour à moyen terme. Il fera le lien entre Montréal et des grandes villes, comme Toronto et New York. Les premiers essais sont prévus en 2018. Ce service nécessitera la permutation des batteries («battery swapping»). Quand la technologie sera au point, Téo offrira également des services de longs trajets d'autobus.

De gros montants 

«Nous sommes le groupe le plus impliqué et le plus ambitieux pour électrifier les transports au Québec», dit Alexandre Taillefer. Cette vaste stratégie a été, selon lui, le facteur décisif pour convaincre de grands joueurs de s'impliquer. La Caisse de dépôt et Investissement Québec participent à XPND2, lancé en novembre dernier. Ce fonds a amassé 75 millions pour déployer ce plan. «Ce ne sont pas des subventions, précise-t-il. Ils ont investi de l'argent, aux mêmes conditions que moi.»

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