Transat réduirait ses opérations en France et en Grèce

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Dans un communiqué publié mardi, Transat précise qu'elle a mis en place un processus visant à susciter des manifestations d'intérêt en provenance de tierces parties mais qu'aucune négociation n'a encore été amorcée.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Transat A.T. envisage de se départir de certaines activités en Europe puisque le voyagiste québécois désire asseoir sa croissance en augmentant son empreinte dans les Amériques.

L'entreprise évalue actuellement la possibilité de vendre ses filiales voyagistes en France ainsi qu'en Grèce, même s'il n'y a aucune assurance que ce processus se traduise par une transaction.

«Cela découle d'une réflexion stratégique menée au cours de la dernière année», a expliqué mardi le vice-président aux affaires publiques de la société exploitant le transporteur Air Transat, Michel Lemay.

Transat A.T. détient Vacances Transat depuis environ 30 ans et avais acquis Look Voyages en 1996. Quelque 800 employés sont concernés par la décision de la société.

M. Lemay a indiqué qu'il n'y avait pas encore eu de négociations pour l'instant, ajoutant que le voyagiste voulait mettre l'accent sur les Amériques, notamment dans la distribution de forfaits ainsi que dans le secteur hôtelier.

Si une transaction est conclue, le montant récolté sera fort probablement investi dans le plan stratégique de Transat A.T, a ajouté son vice-président aux affaires publiques.

Les activités concernées en Europe transportent annuellement quelque 450 000 passagers à destination du Canada par l'entremise d'Air Transat ainsi qu'à des destinations comme l'Égypte, la Tunisie et le Vietnam.

Dans l'éventualité d'une transaction en Europe, M. Lemay a assuré que les activités d'Air Transat ainsi que Transat Tours Canada ne seraient pas affectées puisque l'offre de vols transatlantiques sera maintenue.

«Nous ne sommes pas en train de sortir de la France, a-t-il dit. Nous allons continuer à vendre des voyages vers le Canada et vice-versa. Il ne s'agit pas d'une vente précipitée.»

Le vice-président aux affaires publiques de l'entreprise a assuré que les attentats terroristes de Paris ainsi que le climat économique en Grèce n'étaient pas à l'origine du processus annoncé.

Pour l'exercice 2015 terminé le 31 octobre, les activités en France et en Grèce que Transat A.T. songe vendre ont dégagé une perte de 4,6 millions $ CAN sur des revenus d'environ 650 millions $ CAN.

Selon Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, le voyagiste québécois pourrait empocher jusqu'à 100 millions $ en se délestant de ses activités en France et en Grèce.

Dans une note, l'analyste souligne toutefois qu'il est difficile d'estimer la valeur exacte de ces activités en raison de l'incertitude des deux dernières années, notamment attribuable à la menace du virus Ebola dans l'Ouest de l'Afrique, aux attentats survenus en Tunisie ainsi qu'à la crise grecque de la dette.

Pour sa part, David Tyerman, de Cannacord Genuity, n'a pas été surpris de la décision de Transat A.T. puisqu'elle cadre dans son plan stratégique et parce que les résultats n'ont pas été au rendez-vous en Europe.

«Les attentats terroristes de Paris ont probablement représenté un autre clou dans le cercueil», a-t-il expliqué, au cours d'un entretien téléphonique.

Voyagiste intégré, Transat A.T. offre plus de 60 destinations et distribue ses produits dans une cinquantaine de pays.

L'action de Transat a retraité mardi de 18 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 7,22 $.

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