La fusion American-US Airways va forcer Bombardier à la patience

La fusion American Airlines-US Airways risque de retarder d'au moins deux ans... (Photo Reuters)

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T.BBD.B
Sylvain Larocque
La Presse Canadienne
Montréal

La fusion American Airlines-US Airways risque de retarder d'au moins deux ans toute nouvelle commande d'avions de la nouvelle entreprise, ce qui forcera Bombardier (T.BBD.B) à se montrer patient, selon un analyste financier.

 

 

Dans une note, Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins, a souligné que la Federal Aviation Administration a mis près de deux ans à approuver le regroupement de Delta Air Lines et de Northwest Airlines, annoncé en avril 2008.

Et Bombardier a dû patienter plus de quatre ans et demi, soit jusqu'en décembre dernier, pour recevoir sa première commande d'importance de la part de la nouvelle entité. Il faut dire que l'attente en a valu la peine: Delta a commandé 40 jets régionaux CRJ900, un contrat évalué à 1,85 milliard US selon les prix officiels (le prix réel est assurément moindre).

AMR Corporation, actuellement en restructuration judiciaire, et US Airways ont officialisé jeudi leur projet de fusion, qui créera le plus important transporteur aérien du monde. La future entreprise exploitera plus de 1500 avions, dont environ 140 avions construits par Bombardier (96 appareils de la famille CRJ et 44 avions turbopropulsés de la série Q).

Par contre, le rival brésilien de Bombardier, Embraer, pèsera plus lourd dans la flotte de l'entreprise fusionnée avec près de 200 avions, ce qui pourrait lui donner une longueur d'avance pour la prochaine commande. Déjà, le mois dernier, Republic Airways a commandé 47 jets régionaux E-175 à Embraer pour environ 2 milliards $ US. Les appareils effectueront des vols pour American.

Avant l'annonce du regroupement American-US Airways, Bombardier et Embraer prévoyaient entre 250 et 400 commandes d'avions régionaux en Amérique du Nord au cours des 18 prochains mois.

Le nombre de commandes projetées tient toujours, mais pas le calendrier, a estimé M. Poirier. Les transporteurs SkyWest et United pourraient néanmoins placer des commandes au cours des prochains mois.

Jeudi, l'action de Bombardier perdait 0,74 pour cent et clôturait à 4,04 $, à la Bourse de Toronto.

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