Projet de gare intermodale de 100 millions à Valleyfield

D'ici 2015, la ville de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, deviendra le... (Photo: La Presse)

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La Presse Canadienne
Salaberry-de-Valleyfield

D'ici 2015, la ville de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, deviendra le coeur d'un réseau ferroviaire de près de 34 000 kilomètres de voies ferrées reliées aux États-Unis.

Ce projet de gare intermodale, dévoilé vendredi, représente des investissements de 100 millions $ pour CSX Transportation, une entreprise américaine de Jacksonville, en Floride.

Pas moins de 600 emplois seront créés durant toute la période de construction qui s'amorcera ce printemps. Environ 300 autres seront développés lors de la mise en exploitation du terminal, qui reliera Salaberry-de-Valleyfield à une vingtaine d'États américains.

Ce terminal aura une capacité de transbordement de 100 000 conteneurs par année pour le transport de marchandises.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe, a précisé que les aménagements de CSX se traduiront par une délocalisation de la voie ferrée qui traverse actuellement les secteurs résidentiel, commercial et institutionnel. Les futures installations feront aussi en sorte de mettre en valeur le potentiel du parc industriel et portuaire de la ville.

«Ce projet permettra le développement d'une zone d'excellence dans le domaine du transport, du transbordement et de la logistique à valeur ajoutée. Nous devenons aujourd'hui un véritable carrefour économique continental intermodal de transport de biens», a indiqué le maire Lapointe, qui n'hésite pas à présenter sa ville comme une «porte d'entrée stratégique» du corridor commercial Canada, États-Unis et Mexique.

De son côté, Michael J. Ward, président et chef de la direction de CSX, estime que l'implantation de son projet favorisera la croissance économique et le développement de nouvelles entreprises.

L'argument environnemental a aussi été invoqué, en raison des bénéfices sur le plan du transport. Le détournement d'un important volume de camions qui quitteront les routes pour laisser leur changement poursuivre leur trajet sur rail devrait améliorer le bilan carbone du transport commercial, estime le promoteur.

Le gouvernement du Québec a d'ailleurs confirmé une aide financière de 6 millions $ puisée à même les fonds du ministère des Transports pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre.

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