Hélicoptères: coûteux retards pour United Technologies

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United Technologies est la société mère de Sikorsky, le constructeur des hélicoptères CH-148 Cyclone, qui doivent remplacer les appareils Sea King. Le Cyclone est une version militarisée d'un appareil civil existant (notre photo).

Les Forces canadiennes devront attendre encore trois ans avant de recevoir tous les appareils qui doivent remplacer leurs vieux hélicoptères Sea King.

«Nous pouvons probablement livrer la plupart des hélicoptères cette année, mais nous ne pensons pas que c'est pragmatique», a déclaré Gregory Hayes, le chef de la direction financière d'United Technologies (UTC), au cours d'une conférence téléphonique portant sur les résultats financiers de la multinationale.

UTC est la société mère de Sikorsky, le constructeur des hélicoptères CH-148 Cyclone, qui doivent remplacer les appareils Sea King. Le Cyclone est une version militarisée d'un appareil civil existant.

Sikorsky a éprouvé des problèmes dans le développement de cette version, notamment pour le logiciel du système de mission, ce qui a entraîné des délais et des coûts. Résultat, la livraison de chaque appareil lui occasionne des pertes de 14 millions de dollars.

Le projet de remplacement des Sea King a également occasionné bien des maux de tête au gouvernement canadien. Il a été lancé sous les conservateurs de Brian Mulroney avant d'être abandonné par les libéraux de Jean Chrétien. Ottawa a relancé à nouveau le processus en 1995 pour finalement commander 28 hélicoptères auprès de Sikorsky en 2004.

Le coût total du contrat, évalué à 2,8 milliards en 2000, s'établit maintenant à 5,7 milliards de dollars. À l'origine, les livraisons devaient débuter en 2008. Ce n'est cependant qu'en janvier 2011 que Sikorsky a livré un premier hélicoptère. Jusqu'ici, le manufacturier a livré neuf hélicoptères. Il devait livrer les 19 derniers en 2013.

«Nous nous attendons maintenant à livrer les derniers hélicoptères au cours des trois prochaines années, a déclaré M. Hayes. Nous réalisons qu'il y a des coûts et des obligations contractuelles que nous devrons assumer en ce qui concerne le gouvernement canadien. Tous ces coûts représentent une charge de 157 millions de dollars US.»

Cette charge a contribué à une chute de 27% du bénéfice net d'UTC par action au quatrième trimestre.

UTC a terminé l'année avec un bénéfice net de 5,35 par action, soit sensiblement la même chose que l'exercice précédent.

Les nouvelles sont cependant encourageantes pour une autre filiale d'UTC, Pratt&Whitney Canada. Le motoriste de Longueuil a livré 2867 moteurs pendant l'exercice 2012, soit une augmentation de 7,7% par rapport aux 2663 moteurs livrés en 2011.

Textron Canada va bien

Une autre filiale d'une multinationale américaine, Textron Canada, a également eu des résultats encourageants hier. Bell Helicopter Textron Canada a livré 188 hélicoptères commerciaux en 2012, comparativement à 125 l'année précédente. Il s'agit d'un bond de 50%.

«Cela reflète nos investissements dans de nouveaux produits et l'accent que nous mettons sur le marché de l'hélicoptère, a déclaré Scott Donnelly, président de Textron, dans une conférence téléphonique portant sur les résultats du quatrième trimestre. En nous basant sur le carnet de commandes et sur le pipeline de commandes potentielles, nous nous attendons à ce que les livraisons connaissent à nouveau une solide augmentation en 2013.»

Textron a terminé l'exercice avec un bénéfice net de 2 $ par action, soit plus du double du bénéfice net de 79 cents par action enregistré en 2011.

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