Métro: pas de sans-fil dans toutes les stations avant 2014

La formation d'un consortium entre Bell, Rogers, Telus... (Photo Édouard Plante-Fréchette)

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Photo Édouard Plante-Fréchette

La formation d'un consortium entre Bell, Rogers, Telus et Vidéotron pour fournir le sans-fil dans le métro fait suite à l'échec d'une entente conclue entre la STM et un fournisseur américain.

(Montréal) Le consortium d'entreprises qui installera un réseau sans fil dans le métro de Montréal ne s'entend toujours pas sur certains détails techniques, si bien que le service ne sera pas offert dans l'ensemble des stations avant au moins 2014.

Comme La Presse Affaires l'a révélé en octobre 2011, quatre sociétés de télécoms - Bell, Rogers, Telus et Vidéotron - ont conclu un accord commun avec la Société de transport de Montréal (STM) en vue d'implanter le sans-fil dans le métro.

Cette alliance permettra aux usagers d'utiliser leur téléphone cellulaire sans payer de frais d'itinérance, quel que soit leur fournisseur.

Or, plusieurs éléments restent à boucler avant de lancer le processus d'installation en bonne et due forme, selon nos sources. «Ça avance bien, mais ça pourrait progresser plus vite», a indiqué hier une source bien au fait des négociations.

Selon les termes actuels de l'entente, le consortium supportera tous les coûts de matériel et d'installation du futur réseau sans fil. La facture s'élèvera à «plusieurs dizaines de millions de dollars», mais les entreprises ne toucheront que peu ou pas de revenus supplémentaires en contrepartie.

Les quatre membres du consortium sont en train de déterminer le partage des responsabilités de l'exploitation du réseau, de même que les termes financiers avec la STM. La Société de transport exigerait des «redevances» et certains revenus de location, une demande de plusieurs millions de dollars par année qui serait plutôt mal reçue par les entreprises.

«Je doute qu'on voie quoi que ce soit de concret en 2012», a indiqué une autre source de La Presse Affaires.

Tests dans le métro

Malgré les incertitudes qui persistent, des tests techniques sont réalisés depuis peu dans le métro, a confirmé hier Isabelle Tremblay, porte-parole de la STM.

«On est toujours en négociations, mais effectivement, il y a des études techniques en ce moment, a-t-elle dit. Il n'y a pas d'installation, on ne déploie pas d'infrastructures, il y a juste des tests qui ont été faits dans le tunnel.»

Les membres du consortium sont tenus au silence par une entente de confidentialité. François Côté, chef de la direction de Telus au Québec, a tout de même donné quelques éléments d'information en entrevue, mardi.

«C'est un projet compliqué parce qu'on a une fenêtre d'à peu près deux heures toutes les nuits pour envoyer du monde faire ce qu'ils ont à faire et ramasser les moindres petits bouts de fil qui traînent avant que la rame de métro reparte», a-t-il expliqué.

Selon M. Côté, le sans-fil sera mis en service dans quelques stations en 2013. «Avec ça, on va pouvoir confirmer le plan détaillé pour les prochaines années et dire: oui, c'est réaliste», a-t-il souligné.

Projet avorté

La formation d'un consortium entre Bell, Rogers, Telus et Vidéotron pour fournir le sans-fil dans le métro fait suite à l'échec d'une entente conclue entre la STM et un fournisseur américain.

En octobre 2010, la STM avait signé une lettre d'intention avec ExteNet Systems pour l'installation de 50 millions de dollars d'équipements sans fil dans le réseau souterrain. Le groupe de l'Illinois devait ensuite gérer les infrastructures pendant 20 ans, mais les négociations sont finalement tombées à l'eau.

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