Le premier autobus 100% électrique pour 2014

«Le Québec a tout avantage à se libérer... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo Ivanoh Demers, La Presse

«Le Québec a tout avantage à se libérer de sa dépendance au pétrole, en misant sur son électricité, a fait savoir Élaine Zakaïb. Pensez-y, chaque fois qu'un autobus électrique remplace un autobus traditionnel, ce sont 50 000$ par année que nous versons de moins aux pétrolières.»

Le Québec doit être la référence de l'électromobilité en Amérique du Nord: voilà le défi que s'est lancé hier le constructeur d'autobus Nova Bus. Depuis un an, des centaines d'ouvriers et de mécaniciens de l'usine de Saint-Eustache, dans les Basses-Laurentides, s'activent à mettre au point le tout premier autobus québécois 100% électrique et rechargeable.

Dès 2014, un premier véhicule vert sillonnera les routes de la province, à titre de démonstration. Il sera nettement différent des navettes utilisées aujourd'hui: plus petit, plus léger - grâce à un plancher composite - et doté de batteries au lithium et d'un moteur électrique.

Avec une durée approximative de recharge de quatre heures, le prototype pourra rouler sur une distance de 120 kilomètres.

«Il n'y a pas de manufacturiers reconnus qui ont pris l'initiative d'être un leader dans cette industrie», a avancé le président et chef de la direction chez Nova Bus, Gilles Dion.

Selon lui, le Québec se doit de prendre une avance technologique dans le secteur du transport électrique. «Dans un avenir prochain, on va voir partout sur nos routes des autobus 100% électrique. C'est une occasion extraordinaire, pour prendre de la visibilité dans le monde et pour que le Québec devienne l'ambassadeur en électromobilité.»

Québec embarque

La nouvelle ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, a profité de la visite de l'usine pour faire sa première sortie publique.

Elle a réitéré l'engagement du gouvernement, qui accordera une subvention de 30 millions de dollars au projet. Rappelons que l'ex-ministre libéral Pierre Arcand en avait fait l'annonce au printemps dernier.

«Le Québec a tout avantage à se libérer de sa dépendance au pétrole, en misant sur son électricité, a fait savoir Élaine Zakaïb. Pensez-y, chaque fois qu'un autobus électrique remplace un autobus traditionnel, ce sont 50 000$ par année que nous versons de moins aux pétrolières.»

Ce projet mobilisera plus de 35 PME et créera au minimum 250 emplois au Québec, a-t-elle dit.

Un virage décisif

Pour le président de Nova Bus, l'électrification des transports en commun est inévitable.

D'ici 2025, tous les réseaux urbains en Amérique entreprendront le virage vert, soutient-il. «Dans les 10 prochaines années, il faut se préparer pour des Olympiques au Québec et c'est ceux de l'électromobilité.»

Une fois l'autobus prototype testé et approuvé, Nova Bus compte entrer en contact avec la Société de transports de Montréal afin d'élaborer un «plan stratégique» visant à ne produire que des véhicules à zéro-émission.

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