La vente d'Aveos confirmée par un juge

La faillite d'Aveos, en mars, a entraîné la... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse

La faillite d'Aveos, en mars, a entraîné la perte de 2600 emplois au Canada, dont 1800 à Montréal.

Lufthansa Technik pourra finalement mettre la main sur le contrat d'entretien des moteurs d'Air Canada.

Le juge Louis Gouin, de la Cour supérieure du Québec, a approuvé hier l'attribution de cet ancien contrat d'Aveos à la société allemande.

Une autre société allemande, MTU Aero Engine, avait contesté le processus d'attribution de ce contrat parce que le responsable de la liquidation des actifs d'Aveos (T.AC.B), FTI Consulting, avait entrepris une vigoureuse séance de marchandage avec les deux soumissionnaires après le dépôt des soumissions. Un dirigeant de MTU a qualifié cette façon de faire de «bazar turc».

MTU avait refusé de bonifier son offre de façon significative alors que Lufthansa Technik avait accepté, ce qui lui avait permis de remporter la partie.

Dans un jugement rendu en toute fin d'après-midi hier, le juge Louis Gouin a décrété que le processus avait été mis en oeuvre avec transparence, intégrité et efficacité, et qu'il avait été juste à l'égard de MTU.

«Seuls les engagements fermes comptent»

Le juge Gouin a rappelé que le juge Mark Schrager, de la Cour supérieure du Québec, avait approuvé ce processus et que MTU avait accepté ses conditions. Le juge Gouin a également souligné que MTU avait eu l'occasion de bonifier son offre.

«Lufthansa a suivi les règles du processus et ne devrait pas être pénalisée si MTU ne les a pas comprises», a écrit le juge Louis Gouin.

Le syndicat représentant les anciens employés d'Aveos, l'Association des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale, et les gouvernements du Québec et de la Colombie-Britannique ont donné leur appui à MTU parce que la société avait affirmé qu'elle créerait de 130 à 150 emplois au Canada. De son côté, Lufthansa Technik avait indiqué qu'elle ferait l'essentiel du travail en Europe.

«MTU ne peut pas demander à ce que les emplois potentiels soient considérés afin de donner une valeur additionnelle à sa soumission, a écrit le juge. Malheureusement, à ce stade-ci, seuls les engagements fermes comptent, pas les "souhaits".»

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