Du soleil pour 300 ex-employés d'Aveos

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La faillite d'Aveos en mars dernier a entraîné la... (Photo Christinne Muschi, archives Reuters)

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La faillite d'Aveos en mars dernier a entraîné la perte de 2600 emplois au Canada, dont 1800 à Montréal. Une bonne partie des emplois montréalais, soit 750, étaient liés à la maintenance des avions eux-mêmes.

(Montréal) Environ 300 ex-employés montréalais d'Aveos peuvent espérer retrouver leur emploi après que la société britannique AJ Walter eut conclu l'achat d'une division de l'entreprise en faillite.

«On commence à voir un peu le soleil», s'est réjoui jeudi Richard Guay, président de la section locale 1751 des employés d'Aveos et d'Air Canada. Il venait d'avoir la confirmation du rachat par AJ Walter de la division de l'entretien de composantes d'avionique, à Montréal. C'est la première transaction du genre depuis la fermeture d'Aveos, en mars.

Selon le syndicat, AJ Walter embauchera une centaine d'employés pour relancer les activités au début de l'automne, avant de grimper progressivement jusqu'à environ 300 employés.

Air Canada promettrait de fournir 1000 unités pour entretien à AJ Walter, mais Richard Guay soutient qu'il s'agit d'un bonus pour l'entreprise britannique, qui a déjà ses propres clients.

AJ Walter, active dans l'entretien et l'approvisionnement de pièces, soutient faire des affaires avec 700 compagnies aériennes dans une centaine de pays. Elle compte plus de 50 ateliers principaux et 200 autres installations approuvées.

AJ Walter a fait son entrée dans le dossier Aveos en mai, raconte Richard Guay. «Ils étaient intéressés et intéressants comme partenaires.»

«Ils sont prêts à travailler avec le syndicat, même s'ils manifestaient de la prudence au départ parce qu'aucune de leurs installations n'est syndiquée. On sort d'un cadre de confrontation qu'on a eu avec Aveos et Air Canada et on s'en va vers une cadre de concertation et de conciliation.»

Entente de principe

AJ Walter et le syndicat ont d'ailleurs conclu une entente de principe sur les clauses salariales d'une future convention collective. Sans entrer dans les détails, Richard Guay soutient «qu'au bout de l'année, avec les bonus, [la différence par rapport à Aveos] ne devrait pas trop paraître sur les rapports d'impôts».

«Tous les employés vont pouvoir participer aux profits de la compagnie d'une manière ou d'une autre», a-t-il ajouté.

M. Guay garde espoir pour les 1500 autres ex-employés d'Aveos. Il y a des acheteurs intéressés à d'autres divisions de l'ancienne Aveos, assure-t-il.

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