Farnborough: bilan positif pour Bombardier

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Le transporteur régional canadien Jazz Aviation a commandé... (Photo Archives La Presse Canadienne)

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Le transporteur régional canadien Jazz Aviation a commandé hier six appareils turbopropulsés Q400 à Bombardier.

(Farnborough) Bombardier a terminé le Salon aéronautique de Farnborough sur une note positive, jeudi, avec une commande du transporteur régional canadien Jazz Aviation pour six appareils turbopropulsés Q400.

Il s'agit en fait de la conversion d'options qui étaient rattachées à une commande ferme placée par Jazz en avril 2010. C'est quand même une bonne nouvelle pour l'avionneur: au prix courant, la valeur de cette commande est estimée à 189 millions US.

Cela vient également renforcer le carnet de commandes du Q400. L'année 2011 avait été particulièrement médiocre en fait de commandes pour cet appareil. L'année 2012 est déjà plus encourageante, avec les commandes de WestJet et Eurolot.

Renouvellement de flotte

La commande de Jazz a donc pu consoler en partie Bombardier (T.BBD.B), qui avait vu mercredi son grand client Skywest lui préférer la japonaise Mitsubishi pour une importante commande portant sur 100 biréacteurs régionaux.

Skywest, un transporteur régional américain, exploite à l'heure actuelle 425 biréacteurs régionaux CRJ de Bombardier. L'avionneur canadien espérait donc participer activement au renouvellement de cette flotte.

Skywest a toutefois causé une surprise générale mercredi en signant une lettre d'intention pour l'acquisition du MRJ (Mitsubishi Regional Jet).

«Ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes en négociations avancées avec Skywest», a déclaré le président de Bombardier Avions commerciaux, Mike Arcamone, dans une entrevue à La Presse Affaires hier.

Il a fait remarquer que la lettre d'entente ne portait que sur 100 appareils MRJ, alors que Skywest prévoit acquérir autour de 400 appareils. La commande de mercredi ne constitue donc qu'une tranche du total.

M. Arcamone a ajouté que le MRJ n'entrera en service qu'en 2017, tandis que le CRJ de Bombardier est déjà disponible.

«C'est un avion qui existe déjà, ce n'est pas uniquement un avion sur papier.»

Commandes intéressantes

Bombardier a tout de même engrangé plusieurs commandes intéressantes pendant le salon: la confirmation d'une commande de six CRJ900 de la part de China Express Airlines, une commande pour 15 appareils de la CSeries de la part d'un client anonyme et une lettre d'entente pour 10 appareils de la CSeries signée par AirBaltic.

Deux autres événements ont également encouragé l'avionneur: la société de location russe Ilyushin Finance a indiqué qu'elle devrait finaliser une commande ferme pour 10 appareils de la CSeries d'ici septembre, et le grand patron d'AirAsia, Tony Fernandes, a fait une visite remarquée au pavillon qui abritait la maquette de la CSeries à Farnborough. M. Fernandes, qui a rencontré le président de Bombardier Pierre Beaudoin à cette occasion, a fait savoir qu'il s'intéressait à 100 appareils.

Si les nouvelles ont fusé toute la semaine au sujet de Bombardier, elles se sont faites beaucoup plus rares au sujet des autres entreprises québécoises présentes au salon. Contrairement à son habitude, le fabricant de simulateurs de vol CAE n'a procédé à aucune annonce, pas plus que Pratt&Whitney Canada.

Le fabricant d'aérostructures Héroux-Devtek n'a pas annoncé de contrat, comme cela lui arrive parfois lors de grands salons aéronautiques. Bell Helicopter n'a pas annoncé de commandes pour des appareils commerciaux, mais l'entreprise se fait toujours discrète pendant les grands salons aéronautiques et choisit plutôt de faire du bruit dans les salons voués aux hélicoptères.

Esterline CMC Électronique n'a pas fait d'annonce notable, mais elle a présenté de nouveaux produits, dont un poste de pilotage destiné aux avions d'entraînement militaire.

Des PME québécoises profitent souvent du salon de Farnborough pour annoncer des contrats ou des investissements. La récolte a été un peu plus maigre qu'à l'habitude, mais il y a quand même eu de bonnes nouvelles: un partenariat entre le groupe français Avantis et la société québécoise Drakkar, qui devrait permettre la création d'une trentaine d'emplois, et une commande de deux millions de dollars pour AV&R Vision et Robotique.

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