L-3 MAS décroche un ancien contrat d'Aveos

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Les cinq appareils Polaris sont des Airbus A310 (notre photo) modifiés qui servent au transport de personnel militaire, de fret et de personnalités. Deux de ces appareils peuvent également ravitailler les chasseurs CF-18 en vol.

(Montréal) L-3 MAS, entreprise de Mirabel, a décroché le contrat d'entretien de la flotte d'appareils Polaris des Forces canadiennes.

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Aveos faisait ce travail depuis près de 20 ans, mais sa faillite, en mars dernier, a forcé les Forces canadiennes à trouver rapidement une solution de rechange.

Les cinq appareils Polaris sont des Airbus A310 modifiés qui servent au transport de personnel militaire, de fret et de personnalités. Deux de ces appareils peuvent également ravitailler les chasseurs CF-18 en vol.

Les Forces canadiennes ont accordé à L-3 MAS un contrat de 10 mois, d'une valeur de 25 millions de dollars. L-3 MAS fera l'entretien quotidien de la flotte à la base de Trenton et confiera l'entretien lourd à un sous-traitant, Avianor, à Mirabel.

Le président de L-3 MAS, Jacques Comtois, a confié à La Presse Affaires que l'entreprise tentera de décrocher le contrat d'entretien des Polaris à long terme. Par contre, L-3 MAS ne s'intéresse pas aux actifs d'Aveos, actuellement en vente.

L'entreprise, qui s'est spécialisée dans l'entretien et la mise à neuf d'appareils militaires, entend se diversifier en construisant des aérostructures pour l'aviation commerciale. Selon M. Comtois, la conclusion d'une entente avec ses employés syndiqués devrait aider L-3 MAS à y arriver. Les parties négociaient depuis 16 mois. Les syndiqués avaient rejeté une première offre en février. Ils ont accepté une nouvelle offre vendredi dernier dans une proportion de 68%.

«Nous voulions mettre ça derrière nous, avoir une paix sociale pour nous permettre d'aller de l'avant, a déclaré M. Comtois. Tant que nous ne savions pas quels étaient nos coûts à l'interne, nous ne pouvions pas faire des propositions aux clients.»

L'entente comprend notamment une annexe pour le nouveau secteur de l'aérostructure, qui prévoit une structure salariale différente, correspondant aux conditions du marché aéronautique commercial, a noté le président du district 11 de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA), David Chartrand, dans une entrevue avec La Presse Affaires.

«L-3 MAS veut devenir plus concurrentielle sur le marché commercial, mais avec la structure de coûts qu'elle avait du côté militaire, elle n'était pas capable de compétitionner, a-t-il déclaré. Nous avons dû faire des réaménagements.»

L-3 MAS cherche notamment à décrocher un contrat avec Bombardier pour la fourniture de gros composants pour les avions d'affaires Global 7000 et Global 8000.

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