Google Home: un premier haut-parleur intelligent en vente au Canada

Le Google Home a accès à des dizaines d'applications - par... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Le Google Home a accès à des dizaines d'applications - par exemple Spotify, TuneIn et Netflix - et est compatible avec une vingtaine de systèmes domotiques, notamment SmartThings et Philips Hue.

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Après avoir séduit près de 40 millions de ménages américains depuis juin 2015, les haut-parleurs intelligents débarquent au Canada. Et c'est le Google Home, en vente depuis hier au coût de 179 $, qui a été le premier à franchir la frontière, avec des fonctions qu'on assure sur mesure pour les Québécois. Présentations.

Un engouement signé Amazon

Il y a deux ans presque jour pour jour, Amazon lançait aux États-Unis l'Echo, un haut-parleur connecté à l'internet capable d'obéir à certaines commandes vocales, comme indiquer les prévisions météo, allumer des lumières et faire jouer de la musique. L'engouement a été foudroyant, au point où la firme eMarketer estimait le mois dernier que 25 millions de foyers aux États-Unis l'utilisent une fois par mois. Amazon contrôlerait aujourd'hui 70% de ce marché très prometteur. Google s'est joint à la danse en offrant son Google Home aux États-Unis à l'automne 2016. Apple a annoncé début juin l'arrivée imminente d'un produit comparable, le HomePod. C'est Google qui a été le premier de ces trois géants hier à offrir son bébé au Canada.

«Pas un gadget»

Le cerveau de ces haut-parleurs intelligents, c'est l'assistant vocal, essentiellement le même que celui qui est intégré dans les téléphones et tablettes des fabricants, soit l'Assistant Google pour le Google Home. Celui-ci a été fignolé pour qu'il interagisse de façon « naturelle » avec l'utilisateur, explique Majd Bakar, vice-président ingénierie chez Google. « Souvent, à la maison, on a les mains pleines en effectuant une tâche. Le Google Home a été mis à l'épreuve dans des milliers d'environnements bruyants et apprend à connaître l'utilisateur. On ne veut pas qu'il s'apparente à un gadget. » Après avoir réveillé l'assistant avec la commande « OK Google », l'utilisateur n'est pas obligé de recourir à des commandes précises, et l'assistant peut faire des associations. « Monte », « augmente » ou « hausse le volume » donnent par exemple le même résultat.

Compatibilité

Le Google Home recourt évidemment à tout l'écosystème Google pour répondre aux commandes. Il peut ainsi utiliser les informations de Google Maps pour donner une estimation du temps de trajet, traduire dans 103 langues, démarrer une des 40 millions de chansons de Google Play Music, et surtout commander les Chromecast (audio et vidéo) sur le même réseau. Il a accès à des dizaines d'autres applications - par exemple Spotify, TuneIn et Netflix - et est compatible avec une vingtaine de systèmes domotiques, notamment SmartThings et Philips Hue. Concrètement, on peut aussi bien lui demander de lancer House of Cards sur Netflix qu'une chanson sur la chaîne stéréo du salon, d'éteindre la lumière de la salle à manger ou de diffuser le bulletin de nouvelles du 98,5 FM.

Adaptation

C'est avec un ravissement évident que les responsables de Google ont montré, lors d'une rencontre de presse la semaine dernière, à quel point on avait adapté le Google Home au Québec. Si on ordonne par exemple « Surprends-moi ! », il va répondre « Swing la bacaisse dans le fond de la boîte à bois ». À l'ordre « Joue-moi la chanson de Loco Locass qui parle du Canadien », il lance Le but. Il intègre certaines subtilités de l'accent québécois et comprend par exemple que « The Police » ne se prononce pas à la française. « Nous avons recouru à des experts pour sa personnalité québécoise, et plus il y a de francophones qui vont l'utiliser, plus il va s'améliorer », indique M. Bakar.




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