Uber cartographiera Montréal et Québec

À mi-chemin du projet pilote qui lui donne le droit d'opérer au Québec jusqu'en... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE)

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À mi-chemin du projet pilote qui lui donne le droit d'opérer au Québec jusqu'en octobre prochain, sous certaines conditions, Uber a décidé d'investir. Elle lance une quarantaine de voitures sur les routes des régions métropolitaines de Montréal et Québec, pour en découvrir les moindres secrets.

Uber utilise présentement une combinaison de sources pour permettre à ses clients d'appeler un chauffeur à un endroit précis et à ceux-ci de naviguer dans les rues de la ville. 

«C'est assez solide, mais on a besoin d'investir pour se rendre au prochain niveau», constate Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber au Québec. 

Il donne en exemple la voie située à droite de la chaussée sur le boulevard René-Lévesque, réservée aux autobus aux heures de pointe. 

«Google Maps, Apple Maps ou d'autres n'ont pas nécessairement cette information parce que ce n'est pas important dans un contexte de GPS. Mais pour nous, si un client demande une voiture là, le chauffeur ne pourra pas s'y arrêter. Ça nuit à l'expérience client. On aimerait pouvoir indiquer au client de se rendre au point de collecte le plus près, peut-être dans une rue transversale.»

Le processus permettra aussi de situer exactement l'emplacement de chaque adresse sur les rues. 

«L'objectif de base est d'améliorer l'expérience client à court terme. Est-ce que ce sera utilisé plus tard par des voitures autonomes? Peut-être, mais ça ne fait pas partie des objectifs.» 

Engagement envers le Québec

Le Québec est la huitième région choisie par Uber pour déclencher un tel processus de cartographie. L'entreprise avait annoncé il y a environ six mois qu'elle y consacrerait 500 millions de dollars, à l'échelle de la planète. 

L'entreprise, qui a déjà menacé de quitter le Québec au plus fort de ses discussions avec le gouvernement provincial, semble donc assez satisfaite des résultats du projet-pilote, et de ses perpectives à long terme, pour se lancer dans cette aventure.

«Le projet-pilote est lancé depuis six mois et de notre côté, ça va assez bien. Tous les jours, on essaie de s'assurer de respecter la règlementation et on continue de s'ajuster. Le signal que ça envoie, c'est qu'on veut rester au Québec.»




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