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Amaya se prépare à recevoir des offres

Amaya a confié à la banque d'affaires américaine... (Photo Olivier Pontbriand, Archives La Presse)

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Amaya a confié à la banque d'affaires américaine Moelis & Company le mandat de lui fournir une évaluation de la valeur de l'entreprise, y compris une analyse des prévisions de la direction à l'égard du rendement financier de l'entreprise.

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Richard Dufour

Amaya a fait savoir hier qu'elle n'avait toujours pas reçu d'offre d'achat, que ce soit de la part de son PDG ou d'une autre personne, visant à privatiser l'entreprise de Pointe-Claire qui exploite le site PokerStars. Mais Amaya dit avoir pris des mesures pour réagir à une offre éventuelle.

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Infographie La Presse

Le comité spécial d'administrateurs indépendants d'Amaya, chargé d'étudier toute proposition d'achat, a confié à la banque d'affaires américaine Moelis & Company le mandat de lui fournir une évaluation de la valeur d'Amaya, y compris une analyse des prévisions de la direction à l'égard du rendement financier de l'entreprise.

Moelis & Company a été fondée en 2007 et ses actions sont inscrites à la Bourse de New York depuis deux ans.

Le comité spécial d'Amaya a également indiqué hier avoir établi avec le PDG David Baazov des lignes directrices, des processus et des restrictions entourant la gestion d'Amaya dans le contexte où David Baazov contemple l'idée de faire une offre avec des partenaires, notamment d'autres dirigeants ou employés de l'entreprise.

« Ces lignes directrices se rapportent, notamment, au traitement des renseignements confidentiels, aux opérations hors du cours normal des activités et aux communications avec les employés et les parties externes. » - Extrait du communiqué d'Amaya publié hier

Ces mesures sont qualifiées de « prudentes » par l'analyste Kevin Wright, de Canaccord Genuity.

David Baazov est le fondateur, PDG et président du conseil d'administration d'Amaya et détient près de 20 % des actions en circulation. Le 31 janvier, il avait informé le conseil de son intention de présenter une proposition en vue d'acquérir Amaya au prix de 21 $ par action, soit l'équivalent d'environ 2,8 milliards de dollars. Dans un document déposé auprès des autorités de réglementation, il avait aussi indiqué qu'il avait l'intention de présenter sa proposition « vers la fin février ».

« Bien que le mois de février soit passé, les discussions tenues avec les représentants de David Baazov me portent à croire qu'une offre d'achat pourrait bien se matérialiser », commente l'analyste Kevin Wright en soulignant par ailleurs la possibilité de voir plusieurs offres surgir.

Amaya a aussi précisé que, compte tenu de l'offre qui pourrait être présentée par David Baazov et du processus d'examen entamé, l'entreprise ne fera pas de prévisions pour l'année en cours lors de la publication des résultats trimestriels, le 14 mars.

Kevin Wright se dit déçu de la décision d'Amaya de ne pas dévoiler de prévisions, « mais ça devient sans importance advenant que l'entreprise se fasse racheter ».

Après avoir commencé la séance d'hier en recul d'environ 10 %, l'action d'Amaya a finalement clôturé en repli de 2 %, à 19,50 $, à la Bourse de Toronto.

Dans une note de recherche publiée le mois dernier, l'analyste Ralph Garcea, de Cantor Fitzgerald, soulignait que des observateurs croyaient que l'intention de David Baazov de privatiser l'entreprise était une façon de clouer le bec aux vendeurs à découvert.

Amaya est toujours visée par une enquête pour délit d'initié de l'Autorité des marchés financiers dans la foulée de l'acquisition de PokerStars à l'été 2014.

Trois membres de la haute direction d'Amaya, dont David Baazov et le chef des finances Daniel Sebag, sont notamment visés par l'investigation, mais pas pour des transactions qu'ils auraient réalisées.

Les soupçons de l'AMF n'ont pas été prouvés devant un tribunal.

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