L'Institut national d'optique veut doubler sa taille

« Nous ne pouvons pas rester à 180 ou... (Photo Patrice Laroche, Archives Le Soleil)

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« Nous ne pouvons pas rester à 180 ou 200 employés. Il faut que, dans cinq ans, nous soyons de 300 à 400 employés, c'est le minimum pour être compétitifs par rapport à ce qui s'investit ailleurs », affirme le président-directeur général de l'INO, Jean-Yves Roy.

Photo Patrice Laroche, Archives Le Soleil

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L'Institut national d'optique (INO) veut doubler sa taille d'ici cinq ans et implanter des équipes à Montréal, en Ontario et en Alberta.

L'institution de Québec veut conserver sa compétitivité alors que les gouvernements de l'Europe et des États-Unis investissent des sommes importantes dans l'optique et la photonique.

« Il faut avoir une masse critique, affirme le président-directeur général de l'INO, Jean-Yves Roy, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires. Nous ne pouvons pas rester à 180 ou 200 employés. Il faut que, dans cinq ans, nous soyons de 300 à 400 employés, c'est le minimum pour être compétitifs par rapport à ce qui s'investit ailleurs. »

Il y a quelques mois, les autorités gouvernementales américaines ont annoncé la création, au coût de 600 millions US, d'un institut national d'optique à Rochester qui cherchera à transférer aux fabricants les technologies mises au point en optique et photonique. Il s'agit de la même mission qui est confiée à l'INO de Québec.

De son côté, en vertu du programme Horizon 2020, l'Europe investit 80 milliards d'euros (environ 120 milliards CAN) dans cinq technologies cibles, dont la photonique.

FINANCEMENT À RENOUVELER

M. Roy a profité de la visite du ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains à Montréal, la semaine dernière, pour lui présenter le plan d'affaires de l'Institut.

Ottawa et Québec financent l'INO depuis sa création, en 1985. Il s'agit toutefois d'un financement limité dans le temps et l'Institut doit le faire renouveler tous les trois ou cinq ans. La direction cherche maintenant à obtenir 75 millions de dollars de la part de chaque ordre de gouvernement pour les cinq prochaines années.

« Comme nous sommes une organisation unique au Canada, nous n'avons pas accès aux programmes de financement existants ou aux crédits d'impôt. » - Jean-Yves Roy, président-directeur général de l'INO

En rencontrant le ministre Bains, le PDG d'INO a pris soin de faire valoir les retombées de l'Institut pour l'ensemble de l'économie canadienne. Selon un rapport de Deloitte, l'INO a contribué à créer ou à maintenir 4013 emplois en 2014. Cette année-là, elle a généré une contribution de 344 millions au PIB (soit 10 fois son chiffre d'affaires) et des recettes fiscales de près de 80 millions pour les divers ordres de gouvernement.

M. Roy a également pris soin de présenter des exemples d'entreprises de diverses régions du pays qui ont bénéficié de la technologie de l'INO, comme TransCanada. L'Institut a conçu pour l'entreprise de Calgary des capteurs qui seront intégrés dans les oléoducs afin des détecter des défaillances qui pourraient mener à des ruptures.

Dans le cadre de son programme de biophotonique, l'INO a mis au point des versions miniaturisées d'équipements médicaux pour des clients ontariens.

L'Institut a également conçu une technologie pour aider une entreprise de Montmagny à mieux assurer la qualité de ressorts pour l'industrie automobile.

M. Roy a fait valoir au ministre fédéral que l'INO voulait bâtir une équipe de 35 à 40 personnes en Ontario et une équipe de 20 à 25 personnes dans l'Ouest.

« Notre modèle d'affaires est basé sur la proximité avec les clients. Nous ne pouvons pas interagir de façon aussi efficace avec nos clients si nous ne sommes pas dans leurs bottines.  - Jean-Yves Roy

Pour Montréal, la direction de l'INO vise une équipe de 10 à 15 personnes. L'Institut y a déjà beaucoup de clients, notamment dans le domaine de l'aéronautique, mais elle vise également le secteur de la sécurité des infrastructures.

« Il y a de grands projets à Montréal, explique M. Roy. Nous voulons être un collaborateur de premier plan pour intégrer des technologies qui, un peu comme dans le domaine des pipelines, permettront de mettre en place des programmes de maintenance qui prolongeront la vie des infrastructures. »

L'INO avait déjà présenté sa requête de financement au gouvernement québécois, mais il devait attendre la mise en place d'un gouvernement, après les dernières élections, pour faire de même du côté d'Ottawa.

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