Kodak: accord sur des prêts facilitant la sortie de faillite

Le géant déchu de la photographie Eastman Kodak a annoncé lundi un accord sur... (Bloomberg)

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Bloomberg

Agence France-Presse
New York

Le géant déchu de la photographie Eastman Kodak a annoncé lundi un accord sur des prêts qui devraient l'aider à sortir de la faillite, mais sont conditionnés à la vente de son portefeuille d'un millier de brevets pour au moins 500 millions de dollars.

«Ce financement est un élément clé dans les étapes visant à permettre à l'entreprise d'exécuter le reste de ses objectifs de réorganisation et de sortir» de la protection de la loi sur les faillites «au premier semestre 2013», a commenté le groupe dans un communiqué.

Concrètement, l'accord porte sur l'octroi par les banques JPMorgan et UBS, ainsi que par les sociétés d'investissements Centerbridge et GSO, de 793 millions de dollars de prêts. Sur ce total, 476 millions de dollars correspondent à de nouveaux prêts et 317 millions en refinancement d'anciens, détaille Kodak.

Parmi les conditions posées figure «la réussite de la vente du portefeuille des brevets d'imagerie numérique de Kodak pour au moins 500 millions de dollars, ce en quoi l'entreprise a confiance», selon son communiqué.

Ce prix serait toutefois nettement inférieur aux attentes initiales de Kodak pour ses 1100 brevets, dont il espérait selon la presse récupérer jusqu'à 2,6 milliards de dollars.

Les enchères pour les vendre auraient normalement dû s'achever mi-août, mais Kodak les a prolongées sans fixer d'échéance précise, et n'a pas exclu récemment de conserver les brevets, accréditant les rumeurs d'offres décevantes.

D'après le Wall Street Journal, Kodak serait toujours en discussions sur ses brevets avec un groupe de candidats incluant les groupes informatiques Apple et Microsoft, le géant de l'internet Google ainsi que les sociétés spécialisées dans la gestion de brevets RPX Corp et Intellectual Ventures Management.

Kodak a déposé son bilan le 19 janvier pour se restructurer à l'abri des demandes de ses créanciers, victime au bout de 131 ans d'existence du retard pris dans le numérique. Il s'est lancé dans une lourde restructuration, passant par la cession ou l'abandon de toute une série d'activités et par des suppressions d'emplois.

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