Hewlett-Packard: 2013 sera «une année difficile»

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L'action Hewlett Packard avait plongé mercredi pour toucher un plus bas depuis dix ans après l'annonce de prévisions très décevantes pour l'année prochaine.

Agence France-Presse
New York

Le premier fabricant mondial d'ordinateurs personnels, Hewlett-Packard (HP), va toucher le fond en 2013 avant d'amorcer sa remontée, a assuré jeudi sa PDG Meg Whitman, qui avait donné la veille des prévisions de résultats ayant fait plonger l'action (HPQ) du groupe de 10%.

«Je suis convaincue que 2013 verra le fond du processus de redressement» d'HP, a-t-elle affirmé sur la chaîne CNBC, insistant sur le fait que ce serait «une année difficile».

Elle a souligné qu'il lui avait fallu un an pour comprendre toutes les activités de cette grande entreprise.

«J'étais la troisième dirigeante en trois ans, c'est une énorme entreprise (...), j'avais besoin de m'immerger dans chacune de ses activités», s'est-elle justifiée.

Elle s'est maintenant dite en mesure de «dire dans quelles activités» le groupe va s'inscrire sur le long terme et a annoncé son intention de «fournir des produits» nouveaux.

Elle a noté avoir décrit la veille son «plan de redressement» pour le groupe, insistant sur le fait qu'elle avait «dit depuis le départ que cela serait un plan à 4 ou 5 ans».

L'action Hewlett Packard avait plongé mercredi pour toucher un plus bas depuis dix ans après l'annonce de prévisions très décevantes pour l'année prochaine, où la situation féinancière du groupe informatique ne va pas s'améliorer malgré sa restructuration en cours

Elle perdait encore 3,7% en début d'échanges jeudi à 14,36 dollars.

Les dirigeants de HP avaient annoncé lors d'une conférence avec des analystes qu'ils s'attendaient à enregistrer un bénéfice par action entre 3,40 et 3,60 dollars pour l'exercice 2013, en recul par rapport à leurs prévisions pour l'exercice en cours (entre 4,05 et 4,07 dollars), et très en dessous des attentes de Wall Street.

HP connaît une descente aux enfers depuis le départ en 2010 de son PDG Mark Hurd, poussé à la démission à la suite d'une enquête pour harcèlement sexuel et notes de frais abusives.

L'action du groupe a depuis perdu près de 70% de sa valeur, et se rapproche même désormais du plus bas niveau enregistré depuis l'éclatement de la bulle internet en 2002.

Le successeur de Mark Hurd, Leo Apotheker, est resté en fonctions moins d'un an, mais cela lui a suffi pour faire tanguer le cours en suggérant d'abandonner les ordinateurs pour se concentrer sur les logiciels.

Meg Whitman, arrivée aux commandes l'année dernière, a inversé la vapeur et lancé une importante restructuration, annonçant en mai la suppression de 27 000 emplois, soit 8% des effectifs, un chiffre depuis relevé à 29 000.

La dirigeante a admis que le climat économique mondial morose avait joué dans les prévisions décevantes dévoilées mercredi, entre le ralentissement en Chine et la crise en Europe.

«Nous avons une forte exposition à l'Europe», «nous devons prendre cela en compte quand nous donnons des prévisions pour 2013», et «nous avons annoncé ce que nous pensons être un but raisonnable et atteignable», a-t-elle expliqué sur CNBC.

Enfin, elle a estimé que le groupe n'était pas trop gros pour pouvoir être géré avec efficacité: «chacune des divisions opérationnelles à un rôle à jouer», a-t-elle jugé, affirmant que les clients de HP souhaitaient continuer à travailler avec un groupe présentant une offre informatique complète.

«Nous avons beaucoup de travail à faire, mais nous savons ce qu'il faut faire», a conclu la dirigeante. «Rien ne pourra nous arrêter».

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