McGill-UQAM: fusion dans la valorisation technologique

AngioChem est un exemple d'entreprise qui a été... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

AngioChem est un exemple d'entreprise qui a été lancée par Valeo ou MSBi. Ci-dessus, Michel Demeule, directeur de recherche, et le Dr Jean-Paul Castaigne, président d'AngioChem.

(Montréal) Les Universités McGill, Bishop, Concordia, et celles de Sherbrooke et du réseau de l'Université du Québec se mettent ensemble pour aider leurs chercheurs à commercialiser leurs inventions.

Les sociétés de valorisation technologique MSBi Valorisation et Gestion Valeo annonceront en effet aujourd'hui qu'elles ont commencé à «discuter d'un rapprochement de leurs opérations» en vue d'une fusion. MSBi sert les inventeurs rattachés aux Universités McGill, Bishop et de Sherbrooke, tandis que Valeo apporte son soutien à ceux de l'UQAM et de ses universités satellites, en plus de Concordia et de l'École de technologie supérieure.

Les sociétés de valorisation universitaires cherchent à générer des retombées commerciales pour les inventions réalisées en leurs murs en protégeant la propriété intellectuelle, en vendant des licences ou en créant des entreprises dérivées.

«La question qu'on se posait chez MSBi était: est-ce qu'on continue à faire nos affaires comme avant, ou est-ce qu'on essaie de se renforcer et de créer une masse critique intéressante? Ça fait des années qu'on parle de consolidation dans l'univers des sociétés de valorisation et on a décidé de passer à l'action», explique Didier Lecompte, PDG de MSBi Valorisation, qui devient aussi PDG de Valeo.

Sans le dire aussi clairement, on comprend aussi que les deux camps sentaient un peu la soupe chaude. Le financement des sociétés de valorisation s'inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise de recherche et de l'innovation, dont la mouture actuelle prend fin le 1er mars 2013.

«On peut prendre le parti qu'on va tous être refinancés de la même manière, ou penser qu'on voudra voir des changements et certaines efficiences. On ne s'est rien fait dire, mais on a interprété certains signaux. Se faire imposer une consolidation, ce n'est pas forcément intéressant. Aussi bien la devancer», affirme M. Lecompte.

Une fusion logique

La fusion, de toute façon, était logique, plaide-t-il. Valeo prend surtout des inventions à un stade précoce et tente de leur donner une valeur en protégeant la propriété intellectuelle ou en vendant des licences. MSBi agit un peu en aval. La société travaille de façon très étroite avec le fonds de capital-risque iNovia et investit pour tenter de lancer des entreprises.

«Au final, nous étions deux groupes complémentaires», dit M. Lecompte.

En mettant ensemble leur expertise et leurs moyens financiers, les deux groupes espèrent atteindre une masse critique qui servira mieux les chercheurs.

Mimetogen, Angiochem ou Reflex Photonics sont des exemples d'entreprises qui ont été lancées par Valeo ou MSBi.

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GESTION VALEO

> Sert l'Université du Québec à Montréal, l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l'Université du Québec à Rimouski, l'Université du Québec en Outaouais, l'École de technologie supérieure et l'Université Concordia.

> 10 employés

> 4 entreprises dérivées

> 6 licences signées avec l'industrie au cours des 12 derniers mois

> 65 brevets détenus

MSBI VALORISATION

> Sert les Universités McGill, Bishop et de Sherbrooke.

> 5 employés

> Budget annuel de 500 000$

> Investit dans 5 à 10 projets annuellement

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