Ubisoft surpasse les attentes

Pour son PDG Yves Guillemot, Ubisoft a essentiellement... (Photo: David Boily, La Presse)

Agrandir

Photo: David Boily, La Presse

Pour son PDG Yves Guillemot, Ubisoft a essentiellement «tiré profit de sa stratégie engagée sur le segment des jeux pour joueurs passionnés, en confirmant son retour en force dans cette catégorie».

Agence France-Presse
Paris

L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft a réalisé un chiffre d'affaires supérieur aux attentes au premier trimestre, clos le 30 juin, et maintient ses objectifs annuels de rentabilité, selon un communiqué publié jeudi.

Sur les trois premiers mois de l'exercice, les ventes ressortent à 131 millions d'euros (un euro = 1,24$ CAN), en hausse de 27,2% (17,5% à taux de change constants) par rapport à la même période de l'exercice 2011/2012.

Les revenus trimestriels sont supérieurs à l'objectif d'environ 115 millions communiqué lors de la publication des résultats annuels 2011/2012.

Ce résultat est lié notamment au succès du jeu «Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier», dont la version console s'est classée meilleure vente aux États-Unis sur la période de mai à juin en unités et en valeur, souligne le groupe.

L'éditeur doit «la poursuite de la forte dynamique» du segment de jeu en ligne (+112% à 27 millions d'euros) au succès de ses titres gratuits et du jeu «Trials Evolution».

Pour son PDG Yves Guillemot, Ubisoft a essentiellement «tiré profit de sa stratégie engagée sur le segment des jeux pour joueurs passionnés, en confirmant son retour en force dans cette catégorie».

Au cours des prochains mois, l'éditeur prévoit notamment de commercialiser «Assassin's Creed 3», «Far Cry 3» et «Tom Clancy's Splinter Cell Blacklist».

Sur le segment grand public, «Just Dance 4» s'annonce à nouveau comme un succès majeur, selon le patron d'Ubisoft. «Sa réussite combinée à la solide dynamique de nos jeux 'online' nous confortent ainsi dans nos objectifs annuels», souligne-t-il dans le communiqué.

À moyen terme, l'ambition du groupe est d'exploiter l'arrivée de la nouvelle génération de consoles et la montée en puissance du segment Free-to-Play (jeux en ligne à l'accès gratuit), «deux opportunités majeures de croissance et d'amélioration de la rentabilité».

Le PDG met en avant la «capacité d'Ubisoft à créer des marques à succès» conjuguée à «des progrès continus» sur le modèle des micro-paiements (pour l'achat de biens virtuels permettant de progresser dans le jeu), sur le multi-écrans et sur le développement de Uplay, sa plate-forme de services et de distribution en ligne, qui revendique 35 millions de membres.

Malgré un fléchissement des ventes prévu pour le deuxième trimestre, à 110 millions d'euros, par rapport à celui de 2011/2012, la société «confirme ses objectifs pour 2012-13, avec un chiffre d'affaires prévu entre 1,16 et 1,20 milliard d'euros, et un résultat opérationnel courant entre 70 et 90 millions.

Ubisoft annonce par ailleurs la signature «d'un crédit syndiqué» le 9 juillet, pour un montant de 215 millions d'euros sur cinq ans. L'opération a été «significativement» sursouscrite, puisqu'Ubisoft avait initialement prévu de lever 180 millions, un montant équivalent au contrat précédent, signé en mai 2008 pour cinq ans.

En outre, l'éditeur français a annulé deux lignes bilatérales qui couraient jusqu'en mai 2013 pour un montant de 70 millions d'euros. Avec ce nouveau crédit syndiqué, le financement d'Ubisoft est sécurisé pour les cinq prochaines années.

En 2011/12, le chiffre d'affaires d'Ubisoft a atteint 1,06 milliard d'euros contre 1,04 milliard sur l'exercice précédent, en hausse de 3,9% à taux de change constants.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer