Bourse: recommandations sur des technos moins connues

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La dégringolade de RIM depuis trois ans à la Bourse de Toronto.

LuAnn LaSalle
La Presse Canadienne

Les investisseurs sont souvent attirés par des entreprises de technologie vedettes, mais celles-ci ne sont pas toutes destinées à des croissances aussi fulgurantes qu'Apple, le concepteur du iPhone, ou encore Google, le géant parmi les moteurs de recherche, selon les spécialistes en finance.

L'arrivée prochaine à la Bourse des actions de Facebook a causé tellement d'agitation autour du titre qu'on se demande s'il sera possible pour l'investisseur moyen d'acheter ne fût-ce que quelques actions, à condition qu'elles soient disponibles au Canada.

Les sites de réseautage professionnel LinkedIn, de promotions Goupon, de sorties Yelp et celui de jeux web 2.0 Zynga connaissent une grande popularité sur Internet et sont maintenant sur le marché avec des actions qui fluctuent.

Selon le conseiller en gestion de patrimoine chez ScotiaMcLeod, Chris Kuflik, pour quelques entreprises qui réussissent, plusieurs échouent. «Les gens doivent s'informer avec soin, il y a plein de choses qui se passent dans le domaine technologique en dehors de Facebook, Groupon ou LinkedIn.»

Pour l'économiste Mike Moffatt, de l'Université Western Ontario, à London, des entreprises bien établies comme Apple ou Google sont payantes, mais il n'est pas évident que d'autres grands noms des technologies, incluant Facebook, pourront générer assez de revenus à long terme pour couvrir leurs charges d'exploitation.

Les actions d'Apple (AAPL), la plus riche entreprise au monde, se transigent à un peu plus de 606 US$  alors que celles de Google (GOOG) circulent à 636,97 US$.

Dépendant de la réaction du marché à l'appel public à l'épargne, l'entreprise californienne Facebook pourrait être évaluée à 100 milliards US$ ou plus avec un prix par action allant de 30 US$ à 35 US$.

«Il y a beaucoup d'exubérance là-bas. De fait, on peut dire que c'est irrationnel» comment Mike Moffatt en parlant de Facebook tout en ajoutant que la valeur qu'on attribue à ces compagnies le préoccupe.

«Quelques-unes d'entre elles seront les prochains Pets.com, il reste seulement à deviner lesquelles.»

Pets-com est souvent cité comme un exemple d'effondrement retentissant survenu il y a plus de dix ans. C'était une société cotée en bourse qui offrait un service gratuit de livraison en ligne de produits et accessoires pour animal domestique et qui s'est écroulée en 2000 après avoir été incapable de générer des profits.

L'expert en commercialisation de l'Internet, à l'Université Queen, à Kingston, John Pliniussen, défend pour sa part l'investissement dans les entreprises de médias sociaux en insistant sur le fait que ce sont les investisseurs qui permettent à ces compagnies de croître. «Je crois que c'est tout simplement une façon nouvelle de faire des affaires.»

Selon lui, les médias sociaux ont changé les habitudes des gens et investir dans ces sociétés est une tendance qui est là pour rester. «Je ne peux pas croire qu'un professionnel sérieux ne soit pas présent sur LinkedIn. Je ne peux pas croire que quelqu'un qui veut sérieusement rencontrer l'âme soeur ne participe pas à un site de rencontres.»

Mike Moffat encourage les investisseurs à regarder du côté des compagnies qui ne sont pas parmi les plus populaires, mais qui ont un potentiel de croissance intéressant.

Pour Chris Kuflik, il vaut peut-être mieux miser sur des actions moins connues, mais avec une capacité de rendement plus grande. «Si vous aviez 60 000 $ à investir, achèteriez-vous 1000 actions de Apple ou 60 000 actions à un dollar en espérant qu'elles gagnent 20 cents chacune?»

Il cite en exemple Research In Motion (RIM), créateur du BlackBerry, dont les actions valaient 140 $ en 2008 et qui sont maintenant à 14 $.

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