Cinq start-up montréalaises à suivre en 2011

(Montréal) L'année démarre sur les chapeaux de roues dans le secteur technologique. Les gros noms que sont Facebook, Groupon et Twitter comptent faire le plein de financement privé ou public, si ce n'est déjà fait. Il n'y a pas que la Silicon Valley qui pourrait empocher gros en 2011. Voici cinq entreprises montréalaises promises à un bel avenir.

Beyond the Rack

À l'ombre des sites d'achats groupés, la vente privée adopte une approche différente, mais similaire: liquider à force de rabais pouvant atteindre 90% du prix de détail des produits de marques haut de gamme, en un temps limité. Fondé en 2009 par Robert Gold, héritier de A. Gold&sons, et par Yona Schern, spécialiste du marketing web, Beyond the Rack s'est rapidement imposé comme un des grands acteurs nord-américains de vente privée. L'entreprise de Saint-Laurent est passée de 4 à plus de 110 employés en un an, et compte 3 millions de membres. L'entreprise a conclu un financement de 12 millions de dollars en deuxième moitié de 2010, ce qui lui permettra de poursuivre sa croissance rapide en 2011.

Praized (Needium)

Praized Media a grandement évolué depuis sa fondation en 2007. D'abord axée sur les blogues, puis sur les sites de recherche locale, la petite entreprise montréalaise a dévoilé fin 2010 la troisième génération de sa technologie, appelée Needium. Elle offre aux commerçants de repérer les internautes se trouvant à proximité et de leur envoyer des messages personnalisés, s'ils expriment un besoin en ce sens. De retour de la conférence LeWeb à Paris, Sylvain Carle, cofondateur bien connu de Praized, dit avoir été sollicité par des gens d'affaires intéressés à déployer Needium en Europe. «Notre principale mission cette année est cependant de monter une force de vente à Montréal pour approcher les commerçants locaux», indique-t-il.

Tuango

Fondé par Eduardo Mandri l'automne dernier, Tuango est devenu le premier site d'achats groupés montréalais, mais il n'est pas seul dans ce marché: ils sont une quinzaine à offrir repas au restaurant, séances de massage ou forfaits vacances à une fraction du prix, si suffisamment d'internautes se montrent intéressés. Le plus connu est évidemment Groupon, de Chicago, débarqué à Montréal en novembre. Les experts s'attendent à ce que les fusions et acquisitions se poursuivent dans ce créneau, et Montréal n'y échappera pas. Reconnu pour acquérir rapidement ses principaux concurrents étrangers, Groupon n'a pas encore bougé au Canada. Ça pourrait changer en 2011.

Tungle

Tungle prend du temps à éclore, mais Marc Gingras, son fondateur, possède une vision bien nette de son objectif: créer un service automatisé de prise de rendez-vous qui fournit de l'information sur les participants tirée des médias sociaux. «Le nuage n'est pas encore exploité à 100%, mais il se situe déjà bien au-delà de l'informatique traditionnelle, dit-il.» LinkedIn détaille le parcours professionnel, Facebook aide à déterminer la personnalité, Twitter révèle les intérêts. Selon M. Gingras, regrouper toute cette information quelques instants avant une rencontre est un atout puissant pour les gens d'affaires, surtout si un service automatisé s'en charge à leur place...

Woozworld

Que Facebook entre en Bourse ou non, le site demeure une mine d'or pour les éditeurs de jeux vidéo qui y vendent de la monnaie virtuelle, bonne pour acheter des produits fictifs permettant de progresser dans leurs jeux. Le marché de la monnaie virtuelle pourrait valoir 1,6 milliard de dollars US en 2011, en Amérique uniquement. Créé en 2009 dans les bureaux de Tribal Nova, l'univers virtuel Woozworld possède déjà plus d'un million d'abonnés friands de monnaie et de biens virtuels. L'entreprise montréalaise compte multiplier ce nombre par 15 au cours de 2011, ce qui lui permettra enfin d'atteindre, et même de dépasser généreusement, le seuil de la rentabilité, selon son président, Éric Brassard.

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Application de la semaine

Las du fouillis d'hyperliens sur Twitter? Optez pour Smartr

Smartr est une nouvelle application gratuite pour iPhone créée par la société montréalaise Factyle, dont l'objectif est de mettre un peu d'ordre dans le fouillis de messages et d'hyperliens qu'on reçoit pêle-mêle par l'entremise de Twitter. L'application remplace les hyperliens générés par des applications comme Foursquare, Bit.ly et yFrog par des saisies réduites de pages web, par des articles au format de l'écran ou par des miniatures de photos. En prime, Smartr s'intègre à Facebook, Instapaper et Tumblr, pour partager du contenu ou pour le consulter en différé.

Pour joindre notre collaborateur: alain.mckenna@lapresse.ca

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