Hausse des taux d'intérêt: plus de profits pour les banques

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Plus l'écart entre les taux d'intérêt sur les prêts et les taux versés aux clients pour leurs dépôts est grand, plus les banques sont en mesure d'augmenter leurs marges de profit.

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Richard Dufour

Il ne fait aucun doute que cette première hausse de taux en sept ans par la Banque du Canada enlève un peu de pression sur les marges de profit des banques canadiennes.

C'est du moins l'avis de l'analyste Robert Sedran, de la CIBC, qui vient de publier un rapport pour tenter de circonscrire l'effet de la décision de la Banque du Canada sur les institutions bancaires du pays.

Le marché semble anticiper une seconde hausse de taux d'ici la fin de l'année, souligne l'expert. « Ce qui m'intéresse est de voir comment les taux préférentiels se comporteront en réaction aux premières hausses de taux de la Banque du Canada », dit-il.

Les six plus grandes banques du pays n'ont pas tardé à réagir à cette première hausse de taux depuis 2010. La Royale, la TD, la BMO, la Scotia, la CIBC et la Nationale, de même que la Laurentienne, ont toutes annoncé hier une augmentation de 25 points de base de leur taux préférentiel qui passe ainsi de 2,70 % à 2,95 % dès aujourd'hui.

Plus l'écart entre les taux d'intérêt sur les prêts et les taux versés aux clients pour leurs dépôts est grand, plus les banques sont en mesure d'augmenter leurs marges de profit.

La Banque Laurentienne et la Banque Nationale sont deux des quatre institutions bancaires canadiennes les mieux positionnées pour profiter des hausses de taux, d'après Robert Sedran.

La Laurentienne tire près de 65 % de ses revenus totaux avec les revenus nets d'intérêts générés par ses prêts au pays. À la Banque Nationale, les revenus nets d'intérêts comptent pour environ 40 % des revenus totaux de l'organisation. La CIBC, avec 48 %, et la Canadian Western Bank, avec 89 %, sont les deux autres banques canadiennes qui risquent le plus de bénéficier des hausses de taux.

Ces hausses de taux peuvent cependant aussi avoir un côté sombre. Des taux plus élevés risquent de faire mal à certains emprunteurs, ce qui peut avoir des répercussions sur les banques en augmentant les pertes sur prêts.

Des taux plus élevés peuvent aussi venir diminuer la croissance des actifs, c'est-à-dire la croissance du nombre de prêts accordés par les banques.

« Une hausse de taux par la Banque du Canada envoie néanmoins un signal positif à propos de la santé de l'économie du pays, en plus de renforcer un peu plus l'avis favorable que j'avais sur les perspectives de bénéfices et les actions des banques », commente Robert Sedran.

La tendance à la hausse des taux est également favorable aux assureurs. Le marché obligataire aussi semblait anticiper le geste fait hier par le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz. Une progression des taux obligataires est bénéfique aux assureurs qui investissent l'argent provenant des primes récoltées auprès des clients dans des titres à revenu fixe.




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