La caisse de Kildare conserve son conseil

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Près de 600 membres de la caisse populaire de Kildare ont rempli l'église Saint-Ambroise-de-Kildare, hier soir, pour voter sur la demande de destitution de quatre membres du conseil d'administration.

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(SAINT-AMBROISE-DE-KILDARE) Sur la sellette depuis des mois après la fermeture de deux comptoirs de services de Desjardins, le conseil d'administration de la Caisse populaire de Kildare, dans Lanaudière, a survécu hier à la fronde de membres mécontents qui réclamaient sa destitution.

Au terme d'une assemblée houleuse par moments qui se déroulait dans l'église pleine à craquer de Saint-Ambroise-de-Kildare, les membres présents - ils étaient près de 600 à avoir le droit de s'exprimer - ont rejeté la demande de destitution de quatre administrateurs de la Caisse. La répartition du vote n'a pas été divulguée.

«J'ose espérer que c'est la fin [de la contestation], a déclaré à La Presse la présidente du conseil d'administration, Isabelle Mireault, au terme du scrutin, dont le résultat a été accueilli par de vifs applaudissements. Je suis contente que les membres se soient exprimés. Ils ont compris que les caisses doivent évoluer, même si c'est parfois difficile. Ce qu'on vise, c'est la pérennité de la caisse.»

La requête en destitution était formulée par l'Action Coalition pour notre Caisse Desjardins (ACCD), formée au printemps, dans la foulée de l'assemblée générale annuelle où a été annoncée la fermeture des comptoirs de services et guichets automatiques des municipalités voisines de Sainte-Marcelline et de Sainte-Béatrix.

Plusieurs motifs étaient invoqués au soutien de la requête en destitution signifiée en juin au conseil d'administration. Ils portaient sur le déroulement de l'assemblée générale d'avril dernier. L'ACCD alléguait notamment que Mme Mireault avait abusé de son pouvoir en refusant à l'assemblée le droit de se prononcer sur la fermeture des deux comptoirs et avait manqué à son devoir d'impartialité.

Le président de l'ACCD, Martin Malo, orthopédagogue de Sainte-Marcelline, s'est dit déçu du résultat du scrutin, soutenant que l'assemblée d'hier a elle aussi été entachée de vices de procédures. «C'est évident qu'on pourrait amener ça plus loin, mais nous sommes des gens ordinaires. Nous travaillons et ne pouvons pas mettre 50 heures par semaine là-dessus. Ce n'est pas facile de se battre contre un système.»

Les cas de destitution d'un C.A. sont extrêmement rares au sein du Mouvement Desjardins. L'un des seuls à être documentés remonte à 1999, à Sutton.

Tendance lourde

La fermeture des points de service de Sainte-Marcelline et Sainte-Béatrix-de-Kildare s'inscrit dans une tendance lourde chez Desjardins. Le nombre total de caisses et de points de service a diminué de 15% depuis 2010, passant de 1375 à 1165. Depuis le début des années 2000, la baisse frôle les 30%.

La municipalité de Sainte-Marcelline, dont le budget annuel atteint 2,4 millions, a réagi au printemps en retirant ses avoirs de chez Desjardins et en les transférant à la Banque Nationale. Paye et fonds de pension des employés, règlement d'emprunt de plus de 700 000$ pour la réfection du réseau de distribution d'eau, tout y est passé ou est en voie de l'être.

Le maire Gaétan Morin a lui-même transféré la plupart de ses actifs vers la Nationale. Certains de ses placements qui ne sont pas arrivés à échéance se trouvent encore à la Caisse de Kildare. Présent hier soir, il a voté pour la destitution du conseil d'administration.

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