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Sabia ne choisira pas entre le Québec et le rendement
Photo Robert Mailloux, La Presse
«Je suis persuadé qu'il est possible de faire des investissements rentables au Québec et de générer des rendements intéressants pour les déposants, a martelé Michael Sabia. Ce qui est important pour nous, c'est faire les deux.»
«Je suis persuadé qu'il est possible de faire des investissements rentables au Québec et de générer des rendements intéressants pour les déposants, a-t-il martelé. Ce qui est important pour nous, c'est faire les deux.»
La mission de la Caisse de dépôt telle que l'avait conçue le gouvernement de Jean Lesage en 1965, soit obtenir un rendement optimal pour ses déposants et contribuer à l'économie du Québec, a toujours alimenté un débat au Québec sur laquelle des deux propositions devrait être privilégiée.
Le prédécesseur de M. Sabia, Henri-Paul Rousseau, avait suscité la controverse en soutenant que c'était en obtenant le rendement le plus élevé possible que la Caisse de dépôt pouvait le mieux contribuer à l'économie du Québec.
«Bienvenue aux jésuites», a ironisé hier Michael Sabia lorsqu'on lui a posé cette question. Le président et chef de la direction de la Caisse refuse pour sa part de se laisser entraîner dans cet exercice de couper les cheveux en quatre.
L'investissement dans les entreprises québécoises est une de ses priorités, a-t-il soutenu. C'est dans cette optique que la Caisse vient d'annoncer un partenariat de 600 millions avec Desjardins, qui connaît bien le marché québécois.
«Desjardins a un réseau superbe pour comprendre les petites entreprises», a-t-il expliqué, en précisant que l'information et la connaissance du marché sont les outils les plus importants pour faire des investissements rentables.
Le rendement de la Caisse peut profiter de cette connaissance du marché, et les entreprises québécoises pourront bénéficier du capital mis à leur disposition. «La disponibilité du crédit reste un problème et c'est un frein pour la reprise», a-t-il illustré.
Selon lui, la Caisse contribue aussi au développement économique du Québec en choisissant ses partenaires du secteur financier. «Nous avons fait des émissions de dettes et nous avons choisi la Banque Nationale comme leader. Nous avons l'opportunité de travailler pour renforcer Montréal comme place financière».
L'embauche de diplômés des universités québécoises, comme HEC Montréal, est aussi une façon pour la Caisse de contribuer au développement économique du Québec, a ajouté Michael Sabia. «Il y a des choses que nous pouvons faire».
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