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Sabia s'est joint à une Caisse où le moral était bien bas
Photo Robert Mailloux, La Presse
«J'ai connu la pire situation de ma carrière. C'était pire qu'au CN au début et pire que chez BCE, dans les pires moments», a confié Michael Sabia, parlant de son arrivée à la tête de la Caisse de dépôt.
«J'ai connu la pire situation de ma carrière. C'était pire qu'au CN au début (quand il y a eu des milliers de mises à pied) et pire que chez BCE, dans les pires moments», a-t-il raconté en parlant de ses deux expériences précédentes à la tête d'une grande entreprise.
Les employés de la Caisse ont été très affectés par la contre-performance de 2008, selon lui. Affectés et honteux, au point où ils «ont refusé de transporter des sacs avec le logo de la Caisse», précise Michael Sabia.
Le nouveau patron de la Caisse n'a toutefois pas pu s'occuper tout de suite du moral des employés. Il fallait d'abord limiter les dégâts, a-t-il laissé entendre. «La simplicité et la gestion du risque, c'est ça qui était important».
Michael Sabia dit avoir par la suite rencontré les employés à trois reprises et instauré une habitude de rencontres au petit-déjeuner. Son bras droit, Roland Lescure, a ensuite été nommé et a entrepris d'identifier avec eux les avantages comparatifs de la Caisse.
Les résultats commencent à se faire sentir, selon le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt. «Est-ce que ça va mieux, je dirais oui. Est-ce que c'est parfait, je ne pense pas».
Il estime quand même avoir fait beaucoup de progrès pour remotiver les employés. «C'est fondamental parce qu'à la Caisse, nous avons un seul actif, nos employés», dit-il.
La Caisse de dépôt a toujours eu un taux de roulement élevé d'employés. Depuis le départ d'Henri-Paul Rousseau, plusieurs employés ont été remerciés et d'autres sont partis.
Michael Sabia est toutefois content de dire qu'il a pu garder les meilleurs. «Je suis très content. Nous avons retenu presque 100% de nos meilleurs gestionnaires.»
En fait, la Caisse en a perdu un, précise-t-il. Un de ses gestionnaires est parti travailler aux États-Unis en échange de plusieurs millions de dollars. «Ce n'était pas possible pour nous de compétitionner.»
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