Londres et New York font front commun face à la crise

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Sommet du G20
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Photo: Agence France-Presse

Des travailleurs du secteur financier arrivent à Canary Wharf, une partie de Londres où plusieurs entreprises ont pignon sur rue.

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    Sebastian Smith

Londres et New York se serrent les coudes face à la crise, dans l'espoir de rester toutes deux au sommet de la finance mondiale, malgré les menaces qui planent sur un secteur accusé de tous les maux depuis la chute de la banque Lehman Brothers il y a un an.

«Nous sommes dans le même bateau: nous trouverons la solution à nos problèmes en travaillant ensemble», a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg, à son homologue londonien Boris Johnson, qui effectue une visite de quatre jours dans «la Grosse Pomme».

Lors d'une conférence à l'Université Columbia intitulée «New York et Londres: voir grand pour revenir au sommet», les deux hommes ont promis mardi soir de s'épauler face aux retombées de la crise financière qui s'est traduite par des dizaines de milliers de licenciements à Wall Street comme à la City, les deux plus gros centres de la finance mondiale.

«J'espère que nous pouvons au moins nous accorder pour dire que Londres et New York se situent très haut dans le classement des deux premiers», a plaisanté Boris Johnson.

A moins de dix jours du sommet des 20 plus grandes économies de la planète (G20) à Pittsburgh (Pennsylvanie, est), M. Johnson a mis en garde contre la tentation de réguler excessivement le secteur financier, «quelle que soit notre colère à l'endroit des banquiers».

La capitale britannique et la métropole américaine sont décidées à mettre de côté les rivalités du passé, ont assuré les deux maires, qui pensent avoir les moyens d'écarter les concurrentes potentielles.

«Pour être un vrai centre financier, il faut deux choses», a plastronné le maire de New York: «que l'anglais y soit la langue dominante (et) que la ville soit accueillante pour les familles».

Son collègue londonien n'a guère eu de tendresse pour les éventuelles prétendantes, incapables selon lui de rivaliser avec le dynamisme des deux grandes cités anglophones.

«Vous avez déjà passé une nuit dans la petite ville de Genève?», a-t-il demandé en grimaçant. «Voilà notre argument le plus fort».

En attendant, les deux villes vont devoir investir massivement dans les infrastructures, notamment le transport et le logement, même si leurs ressources ont été entamées par la crise. Réduire les grands projets «serait une erreur fatale», a averti M. Johnson.

M. Bloomberg a reconnu qu'il était désormais vital de développer d'autres secteurs que la finance pour assurer la croissance des deux villes, à commencer par le tourisme, domaine dans lequel les deux maires ont signé un accord de coopération.

L'an dernier, deux millions d'Américains se sont rendus à Londres et 1,3 million de Britanniques ont visité New York.

Face au public, les deux maires formaient un couple attrayant: Boris Johnson, né à New York, a parlé avec la verve des habitants de sa ville natale, tandis que le milliardaire Bloomberg, originaire de Boston, cultivait une réserve toute britannique.

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