L'usine de Green Cross plus importante que prévu

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«Quand une boîte comme Green Cross met son pied à terre en Amérique du Nord et installe son siège social chez nous, c'est une situation qui exige qu'on intervienne, a déclaré le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations du Québec, Jacques Daoust.

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L'usine que la société biopharmaceutique coréenne Green Cross construira au Technoparc de Saint-Laurent sera beaucoup plus importante que prévu.

Il y a un peu plus d'un an, Green Cross parlait d'une usine de fractionnement de plasma de 200 millions de dollars, susceptible de créer 140 emplois permanents. Il s'agira finalement d'une usine de 275 millions qui permettra la création de plus de 200 emplois.

«Nous avons ajouté une ligne de remplissage et de finition, a déclaré le directeur du projet, Joon H. Hon, au cours d'un entretien avec les médias immédiatement après une cérémonie de première pelletée de terre hier au Technoparc. À l'origine, nous voulions engager une entreprise locale pour effectuer le remplissage des fioles. Il s'agit d'une opération délicate en raison des risques de contamination. Mais nous n'avons pas trouvé l'entreprise recherchée et nous avons décidé de le faire nous-mêmes.»

Green Cross a également décidé d'ouvrir un centre de collecte du plasma aux États-Unis pour approvisionner son usine; un investissement distinct de 40 millions.

Le fractionnement du plasma est un procédé qui permet d'isoler, de purifier et de concentrer les protéines thérapeutiques du plasma. L'usine de Green Cross au Technoparc fabriquera ainsi de l'immunoglobuline intraveineuse, un produit qui permet de traiter des patients aux prises avec des maladies infectieuses et immunitaires, et de l'albumine, un produit qui permet notamment de traiter les brûlures.

«Nous entrerons en production en 2019, a déclaré le président-directeur général de Green Cross Biotherapeutics, Young Ho Kim, en conférence de presse. Chaque année, l'usine traitera un milliard de litres de plasma. Nous approvisionnerons le Canada, les États-Unis et la Chine.»

Aide financière de 25 millions

Le gouvernement du Québec a accordé une aide financière de 25 millions à l'entreprise, soit 8 millions sous forme de subvention et 17 millions sous forme de prêt.

Il y a un an, la société lavalloise ProMetic avait mal digéré la nouvelle de l'attribution de cette aide à Green Cross. ProMetic avait demandé l'aide d'Investissement Québec pour financer sa propre usine de fractionnement de plasma, sans succès.

«Quand une boîte comme Green Cross met son pied à terre en Amérique du Nord et installe son siège social chez nous, c'est une situation qui exige qu'on intervienne, a déclaré le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations du Québec, Jacques Daoust, dans une entrevue avec La Presse Affaires. On parle de 200 emplois et d'un retour sur investissement de deux ans et demi pour nous.»

Joon H. Hon a indiqué que l'aide québécoise avait constitué un facteur important pour amener Green Cross à choisir Montréal pour son usine nord-américaine. «Le facteur principal, toutefois, c'est la présence d'une main-d'oeuvre qualifiée et d'infrastructures», a-t-il ajouté.

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