Hausse des profits à prévoir chez Jean Coutu

Aux traditionnels bas, mitaines et gougounes qu'on vend... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Aux traditionnels bas, mitaines et gougounes qu'on vend depuis des années chez Jean Coutu, s'ajoutent maintenant des chemises, cravates, polos, pyjamas, ceintures, chapeaux et sous-vêtements.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le pharmacien Jean Coutu continuera à se faire des amis au troisième trimestre. Les profits par action devraient progresser de 13%, selon une analyse de la Financière Banque Nationale (FBN).

L'analyste Vishal Shreedhar a publié une note hier en prévision du dévoilement des résultats du troisième trimestre 2013 de PJC, le 10 janvier.

Il a constaté que le titre de Jean Coutu (T.PJC.A) s'est apprécié de 3% en moyenne durant la période de 10 jours allant du cinquième jour ouvrable avant la publication à la cinquième suivant le dévoilement, et ce au cours des quatre trimestres précédents.

Cette fois-ci, le bénéfice par action devrait monter à 26 cents comparativement à 23 cents l'an dernier à pareille date. Les revenus atteindront 735 millions de dollars, en hausse de 5%, tandis que le bénéfice avant intérêt, amortissement et impôt se chiffrera à 84,6 millions par rapport à 79,9 millions un an plus tôt.

En dépit de l'impact des modifications réglementaires, les ventes de médicaments sous ordonnance devraient avoir progressé de 3,4% pendant le trimestre, tandis que les ventes d'articles de consommation courante afficheront vraisemblablement une croissance plus faible, à 1,8%.

La chaîne de pharmacies profite du vieillissement de la population, phénomène qui assure une belle croissance du nombre de prescriptions. À l'opposé, elle doit composer avec la tendance du gouvernement provincial de réduire la valeur des remboursements de médicaments génériques. Selon la FBN, une réduction de 5% du prix des génériques diminue le bénéfice par action de Jean Coutu de 33 cents, toutes choses étant égales par ailleurs. Or, on sait qu'une baisse du prix des génériques en fait bondir la demande.

Autre conséquence: quand les consommateurs se tournent vers les génériques au détriment des médicaments d'origine, l'impact est négatif sur les ventes de Jean Coutu, mais il est positif sur ses marges bénéficiaires, grâce à sa filiale Pro Doc, fabricant de médicaments génériques. Pro Doc a d'ailleurs commencé à distribuer une version générique du médicament contre le mauvais cholestérol Crestor à l'été 2012.

Moins risquée

M. Shreedhar préfère Jean Coutu à son concurrent Shoppers Drug Mart, parce que l'entreprise québécoise est moins exposée au risque réglementaire, selon lui.

L'analyste prévoit une performance de secteur en 2013 et conserve un prix cible de 16$ l'action, soit 14 fois la valeur des profits par action prévus de 1,09$ en 2014, plus la valeur marchande de sa participation dans Rite Aid, moins un escompte de 10%.

À ce propos, Rite Aid a divulgué de meilleurs résultats qu'espérés au troisième trimestre, à la fin de décembre. La chaîne américaine semble en voie de remonter la pente. Selon Valeurs mobilières Desjardins, Jean Coutu ne se départira pas de ses 178 millions d'actions de Rite Aid avant que le revirement de situation se confirme et qu'il se reflète dans le prix de son action. Rite Aid se vendait 1,36$US à la fin de 2012.

Pour sa part, l'action de catégorie A de PJC affichait un prix de 14,53$ à la fermeture des marchés le 31 décembre. Hier, le titre a reculé de 26 cents à 14,50$.

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