L'éducation avant les baisses d'impôt

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Selon un sondage mené auprès de 146 économistes québécois, 44,0 % d'entre eux estiment que l'éducation doit être la priorité du prochain budget provincial.

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Note des économistes aux politiciens à Québec : vaut mieux investir en éducation que de donner de nouvelles baisses d'impôt aux contribuables, selon un sondage auprès des économistes à moins d'un an des prochaines élections provinciales.

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L'Association des économistes québécois estime que le gouvernement Couillard aurait dû « faire autre chose » avec les 970 millions de baisses d'impôt annoncées le mois dernier.

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« L'éducation, c'est l'avenir et la base même de la création de richesse », dit Yves St-Maurice, président du comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois.

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Faire « autre chose » avec les 970 millions

L'Association des économistes québécois estime que le gouvernement Couillard aurait dû « faire autre chose » avec les 970 millions de baisses d'impôt annoncées le mois dernier. « Pour nous, [les baisses d'impôt] n'étaient pas une priorité, il aurait pu faire autre chose », dit l'économiste Yves St-Maurice, président du comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois. En comptant les baisses d'impôt du budget du printemps 2017, le fardeau fiscal provincial aura diminué de 2,3 milliards en 2017.

Miser sur l'éducation

Selon un sondage de l'Association mené auprès de 146 économistes, 44,0 % d'entre eux estiment que l'éducation doit être la priorité du prochain budget provincial, alors que 14,1 % privilégieraient une réduction de l'impôt des particuliers, 10,4 %, une hausse du budget de la santé, 9,6 %, une amélioration des transports en commun et 7,4 %, une réduction de l'impôt des entreprises. « L'éducation, c'est l'avenir et la base même de la création de richesse. On est dans une période où l'économie va bien. On rajoute peut-être de l'huile sur le feu [en baissant les impôts]. L'économie n'est pas une raison pour baisser les impôts », dit l'économiste Yves St-Maurice. Soixante-dix pour cent des économistes pensent que l'économie québécoise se maintiendra en 2018, alors que 22 % croient qu'elle s'améliorera et 8 %, qu'elle se détériorera.

Contrer l'évasion fiscale

Le message des économistes québécois au gouvernement Trudeau à Ottawa est clair : attaquez-vous plus efficacement à l'évasion fiscale. Il s'agit de l'une des deux orientations les plus importantes de 48,5 % des économistes, tandis que 30,6 % optent pour la lutte contre les changements climatiques et 29,8 %, pour l'équité fiscale en matière de commerce électronique (ex. : Ottawa n'exige pas que Netflix perçoive la TPS auprès de ses clients canadiens). « [L'évasion fiscale] est un sujet qui devrait être sur le dessus de la pile. C'est une question d'équité fiscale. Il y a un problème », dit l'économiste Yves St-Maurice.

Prévisions optimistes pour Bombardier

Les économistes sont optimistes pour Bombardier à la suite de la prise de contrôle d'Airbus sur la C Series : 43 % d'entre eux estiment que les perspectives du secteur aéronautique québécois sont bonnes, 37 % croient qu'elles seront stables et 13 %, qu'elles seront mauvaises.

Avantage au revenu minimum garanti

Pas moins de 31 % économistes préfèrent l'implantation d'un revenu minimum garanti (en contrepartie de l'élimination de diverses mesures de soutien du revenu) comme solution pour améliorer la situation des ménages à faible revenu, comparativement à 22 % qui sont pour une hausse des prestations d'aide sociale et 19 %, pour une hausse du salaire minimum à 15 $ l'heure d'ici 2022. Vingt-huit pour cent des économistes favorisent le statu quo.




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