ALENA: le Québec fourbit ses armes

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La ministre de l'Économie Dominique Anglade

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le gouvernement du Québec réitère son droit et sa capacité à intervenir, énergiquement s'il le faut, en matière de langue et de culture, a fait savoir la ministre de l'Économie Dominique Anglade à la sortie d'une rencontre avec les intervenants du domaine culturel, mardi. En parallèle, deux organismes patronaux ont fait connaître leurs recommandations dans le dossier de la modernisation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

La rencontre avait pour but d'échanger sur les préoccupations pour le milieu culturel que soulève la renégociation de l'ALENA, qui doit débuter formellement le 16 août.

Outre la ministre Anglade, le négociateur en chef du Québec Raymond Bachand était présent, de même que le ministre de la Culture Luc Fortin. « La rencontre d'aujourd'hui a été une belle occasion de rassembler le milieu culturel québécois et de réaffirmer notre détermination commune à protéger l'exception culturelle », a dit le ministre Fortin, dans un communiqué.

Par ailleurs, le gouvernement Trudeau renforce aussi son équipe aux États-Unis alors qu'il se prépare à défendre les intérêts du Canada dans la renégociation de l'accord. Des sources indiquent qu'Ottawa est en train de créer un nouveau poste d'ambassadeur adjoint aux États-Unis et qu'il le comblera par l'une des meilleures expertes du pays en matière de commerce : Kirsten Hillman.

LA CHAMBRE DE COMMERCE VEUT UNE EXEMPTION AU BUY AMERICA

Dans un mémoire qui sera rendu public ce matin, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) recommande au gouvernement canadien de négocier une exemption permanente au Buy America pour les entreprises du pays. Cette dérogation s'accompagnerait d'un plein accès aux marchés publics des pays signataires, mais aussi de leurs provinces et États, des municipalités et des sociétés d'État. Cet accès élargi aux marchés publics fait d'ailleurs partie de l'Accord économique et commercial global (AECG) conclu avec l'Europe. « En renforçant la réciprocité de l'accès aux marchés publics dans l'Accord, toutes les entreprises nord-américaines y gagneront », plaide la CCMM dans son mémoire.

LE CONSEIL DU PATRONAT CRAINT POUR L'ALUMINIUM

De son côté, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) fait part de ses craintes sur le sort des exportations de lingots d'aluminium, un secteur qui représente 10 000 emplois au Québec et dont la valeur des livraisons aux États-Unis s'élève à 5 milliards par an. En avril, le président Trump a ordonné une enquête sur les importations d'aluminium. Les conclusions pourraient mener à une hausse des barrières tarifaires. Pareille augmentation de tarifs douaniers aurait un impact sur de nombreux secteurs au Québec, souligne le CPQ dans son mémoire.

« L'aluminium primaire canadien a su démontrer au fil des récentes enquêtes américaines qu'il fait partie d'une chaîne de valeurs parfaitement intégrée et que le métal canadien est de grande qualité, produit à bas coût et à faible empreinte de carbone. Il est indiqué de souligner avec force et insistance ces réalités auprès des autorités américaines. »

- Avec La Presse canadienne




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