Pluie, froid... les Québécois mettent le cap sur le Sud

Avec la pluie des dernières semaines, les Québécois... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Avec la pluie des dernières semaines, les Québécois sont nombreux à envisager de passer leurs vacances estivales au soleil.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

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Hélène Baril

Un printemps pluvieux, des inondations et un début d'été moche. Il n'en faut pas davantage pour que de plus en plus de Québécois envisagent un plan B pour les vacances estivales : se pousser vers le sud, plutôt que de fréquenter les festivals et les parcs aquatiques locaux.

Chez Transat, les réservations de séjours à Cuba et au Mexique sont en forte hausse, indique Pierre Tessier, porte-parole du voyagiste. « La différence comparativement à l'année dernière, et même aux années précédentes, est substantielle », dit-il.

Pour des raisons de concurrence, Transat ne veut pas donner de chiffres. Mais il est évident que le transporteur profite des conditions météo actuelles pour attirer les vacanciers. « Oubliez le camping sous la pluie ! dit son offre spéciale pour les vacances de la construction. Partez en famille ou entre amis dans un hôtel tout inclus ! »

Mais ceux qui pensent trouver un forfait pas cher vers le soleil garanti seront déçus : la semaine en tout-inclus cet été coûte aussi cher qu'en hiver, parce que la demande est forte et l'offre de sièges, limitée. Au printemps, les transporteurs comme Transat redirigent leurs avions vers l'Europe.

LES PARCS AQUATIQUES MOINS FRÉQUENTÉS

Il y en a qui partiront, mais il y en a quand même qui resteront, espère Charles Désourdy, président-directeur général de Bromont, dont le parc aquatique peine à attirer les clients cette année. Le début de la saison n'est pas terrible, affirme-t-il, avec des journées où le taux d'occupation ne dépasse pas 20 %. « Même aujourd'hui [hier], il fait beau, il fait chaud, et c'est probablement 30 %. »

Charles Désourdy explique que dès que la météo indique des risques d'orage, ce qui est le cas à peu près tous les jours ces temps-ci, « ça effraie les gens et ils remettent les glissades d'eau à plus tard ».

Comme à Bromont, le parc aquatique de Saint-Sauveur souffre cette année. « C'est difficile en ce moment, on ne se le cachera pas », affirme sa porte-parole, Patricia Bergeron. L'entreprise compte sur les vacances de la construction pour faire le plein de clients. « Il ne faut pas lancer la serviette. L'été n'est pas fini. »

L'été commence à peine, s'encourage lui aussi Charles Désourdy. « À Bromont, le parc aquatique fait 80 % de ses revenus annuels après le 15 juillet. »

LE DÉLUGE

Montréal a reçu 124 millimètres de pluie en mai, alors que la moyenne pour ce mois est de 81. En juin, il est tombé 135 millimètres de pluie, alors que la moyenne est de 87.

L'an dernier, Montréal avait reçu 33 millimètres de pluie en mai et 67 en juin.




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