Michael Sabia inquiet du protectionnisme

Le grand patron de la Caisse de dépôt... (Photo David Boily, Archives La Presse)

Agrandir

Le grand patron de la Caisse de dépôt Michael Sabia affirme que la multiplication des politiques protectionnistes à travers la planète constitue le « risque numéro un » pour l'économie mondiale.

Photo David Boily, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement s'est montré hier préoccupé par la montée du protectionnisme, en particulier aux États-Unis. Il a dit craindre que de nouvelles barrières au commerce touchent indirectement le rendement de l'institution.

Le président Donald Trump a soufflé le chaud et le froid au cours des derniers mois. Il a d'abord dit souhaiter des « ajustements » à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), mais il a par la suite imposé des droits compensateurs sur le bois d'oeuvre canadien et critiqué les politiques commerciales d'Ottawa.

Il y a eu « beaucoup de bruit », a convenu M. Sabia lors d'un passage à l'Assemblée nationale. Les prochains gestes de Washington sont « sur notre radar », a-t-il dit. Car si le commerce entre les deux pays devait fléchir, le rendement de la Caisse en souffrirait.

« Nous sommes très vigilants sur toutes sortes de dossiers, parce que si le gouvernement aux États-Unis décide d'adopter une posture beaucoup plus protectionniste, oui, il y aura des impacts ici au Canada, il y aura des impacts au Québec et, indirectement, il y aura des impacts sur notre portefeuille », a dit M. Sabia.

Il affirme que la multiplication des politiques protectionnistes à travers la planète constitue le « risque numéro un » pour l'économie mondiale.

PARADIS FISCAUX

M. Sabia a été forcé de défendre les pratiques de la Caisse, après que le Parti québécois a obtenu des données sur ses placements dans les paradis fiscaux. Ceux-ci ont doublé depuis 2013, pour atteindre 26 milliards.

Cette stratégie permet d'éviter de pénaliser les Québécois, dont la Caisse a le mandat de faire fructifier l'épargne, a argué M. Sabia.

« Si la Caisse paye des impôts à l'étranger, a-t-il dit, les Québécois se retrouveraient avec une double imposition pour chaque dollar de prestation. »

Une commission parlementaire avait recommandé le mois dernier à la Caisse de réduire progressivement ses investissements dans des entreprises qui pratiquent l'évasion fiscale ou l'évitement fiscal abusif.

«« Nous sommes très vigilants sur toutes sortes de dossiers, parce que si le gouvernement aux États-Unis décide d'adopter une posture beaucoup plus protectionniste, oui, il y aura des impacts ici au Canada. »

- Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec»





publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer