La Loi sur les normes du travail sera revue

La ministre du Travail, Dominique Vien.... (Jacques Boissinot, archives PC)

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La ministre du Travail, Dominique Vien.

Jacques Boissinot, archives PC

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(Québec) Québec entend réviser la Loi sur les normes du travail, le filet de protection des travailleurs. Conscient du conflit opposant les milieux patronal et syndical sur cet enjeu, il se donne pour objectif d'« améliorer la qualité de vie au travail des salariés tout en augmentant les gains de productivité pour les entreprises ».

Lors d'un point de presse vendredi en marge du Rendez-vous national sur la main d'oeuvre, la ministre du Travail, Dominique Vien, a refusé de donner un aperçu des changements envisagés par le gouvernement. « Le moment est venu de revisiter (la Loi), de la regarder, en fonction des nouvelles réalités du monde du travail, a-t-elle soutenu. Certaines organisations sont plus frileuses, d'autres ont plus d'appétit sur cette révision. On va essayer d'atteindre un équilibre. »

La révision de la Loi sera faite « le plus rapidement possible ». Mais la ministre n'a pas voulu s'engager à la compléter d'ici la fin du mandat à l'automne 2018.

Dominique Vien a cherché à contenir les attentes, soulignant que « le Québec est l'une des provinces où l'on retrouve les normes du travail parmi les plus progressistes ».

La dernière révision de la Loi sur les normes du travail remonte à 2002. Par exemple, on avait fait passer de cinq à dix le nombre de jours de congé, sans salaire, pour obligations familiales.

« On ne peut occulter la question de la conciliation travail-famille » dans le cadre de la réforme de la Loi, a indiqué la ministre Vien. « Jusqu'où nous pourrons aller ? C'est une autre paire de manches. »

Les échanges au Rendez-vous national de la main d'oeuvre ont démontré, une fois de plus, les divergences de vues entre les syndicats et le patronat. Les chefs syndicaux ont demandé l'adoption d'une loi-cadre sur la conciliation travail-famille-études et l'ajout à la Loi sur les normes du travail de congés rémunérés pour obligations familiales.

« Parler d'une législation, ça nous fait peur », a lancé de son côté Martine Hébert, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante. Elle préconise plutôt la création d'un guide de bonnes pratiques en matière de conciliation. Le patronat considère que les entreprises adoptent déjà des mesures en la matière afin d'attirer et de retenir la main-d'oeuvre.




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