Rénovation du Parc olympique: une facture de 400 millions en 20 ans

Centre sportif du Parc olympique... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Centre sportif du Parc olympique

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Quand il est question du Stade olympique, tout est gros. La facture associée à sa rénovation est en conséquence. Les contribuables paieront pas moins de 400 millions en 20 ans pour remettre aux normes le parc au grand complet.

Ce total ne tient même pas compte du toit à refaire, une facture additionnelle minimale de 150 millions.

Après 40 ans, le Parc olympique, un mastodonte d'une valeur de 4 milliards s'il fallait le reconstruire aujourd'hui, a besoin d'amour et doit être remis aux normes. S'il n'y a pas de contretemps, le Parc olympique sera beau comme un sou neuf pour son 55anniversaire en 2031.

« Oui, c'est beaucoup d'argent, mais c'est sur 15 ou 20 ans, dit Michel Labrecque, PDG du Parc olympique. Je vous ai donné le cycle long. Regardez le plan des investissements du gouvernement du Québec, qui totalise 90 milliards sur 10 ans.

« On a une obligation d'entretien. On ne s'en sort pas. Les chiffres font peut-être peur. Sur l'ensemble de l'actif du parc, sur l'ensemble du gouvernement, c'est [dans l'ordre des choses] », ajoute le PDG.

«[Construire le Parc olympique] était légitime. Le maire Jean Drapeau voulait les Olympiques. Le maire avait la légitimité politique. Les Montréalais y étaient favorables. Nos parents l'ont construit. Je veux avoir le même respect pour nos parents que je souhaite que nos enfants aient pour ce qu'on fait présentement.»

Michel Labrecque,
PDG du Parc olympique

La Presse a rencontré le patron de la Régie des installations olympiques (RIO) vendredi dernier à la suite de la parution  d'un article rapportant les réactions défavorables des visiteurs à l'endroit du Parc olympique, de la tour en particulier.

L'enquête de la Chaire de tourisme Transat de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM vient confirmer qu'une bonne proportion des Québécois ont une perception négative du stade de Roger Taillibert.

La RIO, qui a entrepris un plan de relance des activités à partir de 2012, tient à dire qu'elle a bien compris le message et que les prochaines étapes de la rénovation viendraient corriger les principales lacunes dénoncées par les visiteurs.

UN IMPORTANT CHANTIER

Le gigantesque chantier a commencé vers 2010 avec une ronde de travaux de 100 millions. L'aspect le plus visible de la première phase est la remise à neuf de la piscine olympique et du centre sportif. Le résultat final est réussi. M. Taillibert, 90 ans, l'a apprécié, semble-t-il. « Il était très ému parce que ses volumes sont respectés. Il a déclaré que pour lui c'était l'un des plus beaux centres sportifs et aquatiques », dit M. Labrecque.

Une deuxième ronde de travaux de 100 millions vient d'être autorisée pour les années 2016-2021.

L'argent servira à la réfection, la réparation et la mise aux normes de la tour de Montréal et au remplacement du funiculaire, arrivé à la fin de sa vie utile. Des travaux à la centrale thermique, la réfection de dalles de béton et des travaux sur des stationnements seront aussi faits dans cette phase.

Le nouveau funiculaire devrait être fonctionnel au plus tard au printemps 2019. Pour ce qui est de la rénovation de fond en comble du hall touristique et de l'observatoire au sommet de la tour, il faudra attendre en 2020-2021.

Tout est sur la table pour agrémenter l'expérience de visite des touristes : inclure de la technologie, faire sentir aux visiteurs l'inclinaison de 45 degrés, leur permettre de sortir sur le toit du mât, installer un plancher de verre. L'expérience de restauration, quasi inexistante pour le moment, sera revue et bonifiée.

Après 2021, ce sera au tour du Stade de subir une cure de jouvence : sonorisation, éclairage DEL, remise aux normes des toilettes, remplacement des bancs, fenestration, renouvellement de la régie son et vidéo et modernisation des sous-systèmes de ventilation mécanique et électrique qui alimentent les bureaux du Regroupement des organismes de loisir.

« Je ne peux pas forcer le monde à aimer le Stade, dit, fataliste, M. Labrecque. Mon travail consiste à mieux le faire connaître. Le Stade va nous survivre. Il a 40 ans et il va être là dans 40 ans. »

***

Ce que ne comprend pas la facture de 400 millions

  • 43,5 millions pour transformer le mât de béton incliné à 45 degrés en un immeuble de bureaux pour la division Accès D de Desjardins. La somme sera empruntée par la RIO. Elle sera remboursée sur 20 ans avec les revenus du bail.
  • 150 millions minimum pour une nouvelle toiture
  • 25 millions pour la construction d'un Institut national du sport

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