Le bingo électronique testé dans quelques salles

Jean-Marc Crête annonçant les numéros dans une salle... (PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES PC)

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Jean-Marc Crête annonçant les numéros dans une salle de bingo de Montréal, en mai 2015.

PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES PC

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La Presse Canadienne

Le secteur du bingo semble en voie de prendre un coup de jeunesse dans la province.

Le gouvernement du Québec a donné son aval au lancement d'un projet pilote dans une poignée de salles dans le but de savoir si l'utilisation de la tablette électronique par les joueurs peut permettre d'y accroître et d'y renouveler la clientèle.

De prime abord, ces instruments technologiques ne seront implantés que pour une durée d'un an dans quatre ou cinq endroits où il continuera d'être possible de se procurer des cartes en papier.

Puis, si les résultats sont prometteurs, le reste de la province se joindra à la danse.

Selon le directeur général du marketing et des jeux collectifs à la Société des établissements de jeux du Québec, François-Patrick Allard, le programme prendra vraisemblablement son envol en septembre ou en octobre.

D'ici là, deux appels d'offres devront être lancés.

L'un d'entre eux servira à trouver un manufacturier capable de fournir les tablettes et le logiciel nécessaires pour jouer au bingo électronique tandis que l'autre permettra de déterminer dans quelles salles ces nouveaux équipements pourront être testés.

En entrevue à La Presse Canadienne, M. Allard a spécifié que son organisation, qui est une filiale de Loto-Québec, espère que cette innovation pourra permettre de renverser certaines tendances.

« Quand on a commencé le bingo en réseau en 1997, il y avait 176 salles qui y participaient. Désormais, [...] il y en a 50 à travers la province », a-t-il déploré.

Puis, il a ajouté qu'au départ, « l'âge moyen du client était de 47 ans [alors que] maintenant c'est 60 ».

Au fil du temps, « les revenus que les organismes sans but lucratif (OSBL) tirent du bingo ont donc été fragilisés », d'après François-Patrick Allard.

« L'objectif de tout ça c'est d'en venir à verser davantage d'argent aux OSBL ou à tout le moins de freiner cette érosion », a-t-il précisé.

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