219 employés en lock-out chez Brault et Martineau

La question du régime de retraite vient de provoquer un autre conflit de... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

La question du régime de retraite vient de provoquer un autre conflit de travail, cette fois dans le secteur privé, où la direction de Brault et Martineau a décrété dimanche soir un lock-out à l'endroit de ses 219 employés d'entrepôt.

Les employés du centre de distribution, membres de la section locale 145 du syndicat Unifor-FTQ, avaient voté à 97,5% contre la dernière offre patronale, jeudi dernier.

Ils avaient pourtant été avisés de l'intention de l'entreprise de décréter un lock-out si cette offre était rejetée, a assuré au cours d'une entrevue, lundi, Olivier Carrière, représentant national du syndicat Unifor-Québec.

Le litige porte sur l'intention de la direction de Brault et Martineau d'implanter un nouveau régime de retraite à cotisations déterminées, plutôt qu'à prestations déterminées, pour les futurs employés.

«La Société a accepté de maintenir inchangé, au bénéfice des employés actuels, le régime de retraite à prestations déterminées mais a proposé que les nouveaux employés embauchés suite au renouvellement de la convention collective bénéficient d'un régime de retraite à cotisations déterminées plutôt que du régime de retraite à prestations déterminées», a expliqué la direction de Brault et Martineau par voie de communiqué.

Jointe au téléphone lundi, la direction de l'entreprise n'a pas souhaité faire d'autres commentaires.

Du côté syndical, on s'est dit étonné de l'attitude de Brault et Martineau, d'autant plus que jusqu'à ce que la question du régime de retraite soit discutée, les négociations allaient bon train.

«Les négociations ont été vraiment productives et vraiment constructives tout au long de la période des sujets normatifs. On a notamment fait beaucoup d'avancées pour permettre à l'employeur d'avoir une productivité et une flexibilité opérationnelles accrues», a relaté M. Carrière.

«Mais lorsqu'on a ouvert les sujets monétaires, dès qu'on a abordé le sujet du régime de retraite, lorsqu'on a dit à l'employeur qu'on était en désaccord avec sa proposition d'implanter un régime à cotisations déterminées, l'employeur a cessé les discussions, nous a clairement dit qu'il n'y avait pas de «deal» et que dans l'optique où les membres refusaient l'offre, il y avait une menace de lock-out», a ajouté M. Carrière.

Les syndiqués ont donc rejeté l'offre patronale «en toute connaissance de cause», a souligné M. Carrière, qui y voit un geste de solidarité envers les nouveaux employés.

La question salariale n'a donc pas encore été abordée dans le cadre de la négociation.

Le lock-out ne touche toutefois pas les magasins Brault et Martineau, bien que les employés de certains établissements soient aussi syndiqués, mais au sein d'un autre syndicat. Il touche l'entrepôt qui fait la distribution pour tous les magasins de la société au Québec, sous les bannières Brault et Martineau, Ameublement Tanguay et Économax.

Selon la direction de l'entreprise, le service à la clientèle n'est pas touché non plus.

La direction assure également que les «opérations de livraison seront maintenues sans interruption de service».

La convention collective est échue depuis le 31 décembre dernier.

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