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Restauration: la Cage bientôt dans le Quartier des spectacles

Le changement par la Cage de son image... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le changement par la Cage de son image de marque obtient beaucoup de succès. Les ventes des restaurants rénovés ont bondi de 15 % comparativement à 5 % pour les autres depuis l'automne.

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La Cage-Brasserie sportive (ex-Cage aux Sports) renforcera sa présence au centre-ville de Montréal en ouvrant un restaurant phare dans le Quartier des spectacles. L'entreprise a réussi à mettre la main sur le local ultra convoité qu'occupait Le Château depuis une dizaine d'années, a appris La Presse.

« II y a eu une grosse compétition. Il y avait 12 ou 13 candidats pour ce local-là. Il a fallu faire deux pitchs de vente pour l'obtenir. Il y avait un comité de sélection, raconte le PDG de la chaîne de restaurants, Jean Bédard. On a dû les convaincre que notre produit avait évolué. »

La vitrine du local donne avantageusement sur la rue Sainte-Catherine et la Place des Arts. Des microbrasseries et Cara (Casey's, Harvey's, East Side Mario's), entre autres, étaient dans la course, selon le patron de la Cage. Il n'a pas été possible de confirmer l'information auprès du Complexe Desjardins ni d'obtenir de détails sur le processus de sélection du locataire. La responsable de la location commerciale, Muriel Mandon, a refusé net de nous parler.

Le Château avait libéré l'espace l'automne dernier, à la fin de son bail. Le Complexe Desjardins aurait exigé que le détaillant loue également le local au-dessus pour pouvoir y rester. Si c'était trop grand pour des vêtements, ce ne l'est pas pour une Cage.

Jean Bédard n'arrive d'ailleurs pas à cacher son enthousiasme. « Ça faisait 10 ans qu'on regardait pour aller dans ce coin-là ! Ç'a toujours été une cible pour nous. » Son futur porte-étendard (flagship), d'une superficie de 6500 pieds carrés, comptera 250 places et ouvrira en août. Une centaine d'emplois seront créés. L'endroit - contigu au Bâton Rouge - pourrait même accueillir des spectacles « pour faire vivre » le quartier.

Moins dépendant du Canadien

Cette Cage, prévoit-on, fonctionnera bien toute l'année et dépendra beaucoup moins de la performance du Canadien que les autres. Car le restaurant profitera de la présence des touristes et de l'achalandage généré par les festivals et les spectacles en salle. L'heure du midi promet aussi d'être fort occupée étant donné le grand nombre de travailleurs dans l'immeuble et autour.

La Cage n'aurait pas été choisie par le Complexe Desjardins si elle n'avait pas changé son image de marque (son nom, son menu, son décor) l'automne dernier, croit Jean Bédard. Un changement qui obtient beaucoup de succès. Les ventes des restaurants rénovés ont bondi de 15 % comparativement à 5 % pour les autres depuis l'automne.

Ces résultats amènent l'entreprise à accélérer le déploiement de son nouveau concept.

Des restaurants ouvriront près des Promenades Saint-Bruno, à l'aéroport Trudeau, au Carrefour Laval et à Gatineau. L'investissement total s'élèvera à 7 ou 8 millions. Quelques projets de rénovation sont également prévus.

Des changements «difficiles à faire»

Même si Jean Bédard est ravi de constater les résultats de son virage, certains changements ont été difficiles à faire, avoue-t-il. En théorie, les clients veulent bien se nourrir... mais pas au point qu'on leur enlève leur malbouffe préférée sur le menu.

« On a eu des plaintes en tabarnouche. Y a un paquet de monde qui a chialé. Ce n'est pas si facile que ça de changer », raconte Jean Bédard, PDG de la Cage-Brasserie sportive. 

« On a essayé de retirer les saucisses en pâte. Finalement, on les a remises au menu, mais on les a améliorées. Les saucisses sont passées de 32 à 10 ingrédients et on sait ce qu'il y a dedans », illustre M. Bédard.

D'autres changements sont seulement visibles dans les états financiers de l'entreprise.

Plus d'aliments frais, plus de vraie cuisine et moins de réchauffage dans le micro-ondes, ça met de la pression sur les marges, convient le dirigeant. « Il faut davantage planifier, on a plus de perte. Mon objectif est de ravoir les mêmes marges qu'avant d'ici l'année prochaine. »

Pour y arriver, il faudra améliorer les processus en cuisine et peut-être enlever quelques mets au menu pour le simplifier. Gageons que ce ne seront pas les saucisses en croûte.

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