Presque autant de femmes que d'hommes ont un régime de pension agréé

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Cette tendance serait attribuée à une plus grande participation des femmes au marché du travail et à leur présence accrue dans des professions mieux couvertes par ces régimes de pension.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

En 2011, il y avait presque autant de femmes que d'hommes qui adhéraient à un Régime de pension agréé au Québec, indique une étude de l'Institut de la statistique qui vient de paraître.

Il y avait cette année-là plus de 1,5 million de travailleurs québécois qui possédaient un Régime de pension agréé dans le cadre de leur emploi. Et on dénombrait près de 770 000 femmes et 778 000 hommes qui adhéraient à un tel régime, indique l'ISQ.

«C'est quelque chose qui date de 2008-2009, à peu près; c'est quelque chose d'assez récent. Et c'est porteur pour le futur, parce qu'en effet, la situation des femmes sur le marché du travail, souvent elles ont des revenus moins élevés à l'approche de la retraite, elles ont une moins bonne couverture. Mais ce qu'on voit là, c'est que c'est quelque chose qui peut être amené à changer dans le futur, puisqu'elles sont en nombre égal au nombre d'hommes», a souligné lors d'une entrevue Patrice Gauthier, directeur des statistiques sur le travail et la rémunération à l'ISQ.

L'auteur de l'étude, Luc Cloutier-Villeneuve, attribue cette quasi-parité en 2011 à une plus grande participation des femmes au marché du travail, ainsi qu'à leur présence accrue dans des professions mieux couvertes par ces régimes de pension. Ces régimes sont effectivement très présents dans des secteurs comme l'enseignement et les soins de santé, où les femmes sont en grand nombre.

M. Gauthier confirme: «les femmes qui sont couvertes par un RPA (Régime de pension agréé), il y en a 70 % qui se retrouvent dans les industries de l'enseignement, des soins de santé, de l'assistance sociale et de l'administration publique; elles sont plus concentrées dans des secteurs qui sont mieux couverts».

Bien qu'il y ait eu une «forte croissance» du nombre d'adhérents, qui sont passés de 1,1 million en 1977 à 1,5 million en 2011, le taux a diminué de 5 % entre ces années, passant de 47,1 à 42,2 %.

La récession du début des années 1990 a eu un effet certain à ce chapitre, explique M. Cloutier-Villeneuve. La diminution est d'ailleurs particulièrement imputable aux hommes, dont le taux a davantage chuté que celui des femmes pendant la période. En bout de course, les femmes ont fini par rattraper les hommes. En 2011, le taux de couverture par un Régime de pension agréé atteignait 44 % pour les femmes et 40,6 % pour les hommes.

Par ailleurs, le nombre d'adhérents à un Régime de retraite à cotisations déterminées est bel et bien en hausse au Québec, et ce, de manière continue depuis une trentaine d'années. «Historiquement, les adhérents à un régime à prestations déterminées ou définies représentaient la très grande majorité des bénéficiaires d'un RPA. Toutefois, plusieurs s'entendent pour dire que les régimes à cotisations déterminées tendent à prendre de plus en plus d'importance dans l'univers des régimes de retraite», rapporte M. Cloutier-Villeneuve dans son étude. Ce nombre est passé de 40 000 en 1977 à près de 177 000 en 2011, indique-t-on.

Les hommes représentaient les deux tiers de ces travailleurs en 2011.

Il reste que la grande majorité des adhérents à un Régime de pension agréé en 2011 au Québec possède plutôt un Régime à prestations déterminées.

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