Les Desmarais optimistes quant à la situation économique de la province

En marge de l'assemblée annuelle du conglomérat, jeudi... (Photo Peter Mccabe, PC)

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En marge de l'assemblée annuelle du conglomérat, jeudi à Montréal, André Desmarais, assis aux côtés de son frère Paul Desmarais fils, a estimé que le Québec avait «tourné la page» sur la question référendaire.

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T.POW

Le conglomérat Power Corporation a tenu hier à Montréal la première assemblée des actionnaires depuis le décès de son bâtisseur, Paul Desmarais.

Après avoir présidé à l'assemblée, ses deux fils, André et Paul, jr, principaux co-dirigeants de Power depuis une décennie, ont dérogé à la tradition de discrétion médiatique du groupe en tenant une véritable conférence de presse.

En réponse aux questions des journalistes sur divers sujets, dont l'avenir de La Presse en format papier, ce sont les commentaires des frères Desmarais sur les récentes élections au Québec qui ont retenu le plus l'attention.

Entre autres, André Desmarais s'est réjoui des résultats qui correspondent, à son avis, à un rejet du débat référendaire et d'un regain des préoccupations économiques parmi les Québécois.

«Je crois que le fait que le Québec ait répondu non au référendum, parce que c'était vraiment, à mon avis, une élection référendaire, ça a envoyé un signal assez fort que les gens ont peut-être décidé que c'était terminé, ces discussions», a dit M. Desmarais.

Quant à la situation économique, même s'il se dit «plus optimiste», André Desmarais estime que le nouveau gouvernement libéral aura fort à faire pour restaurer la réputation du Québec dans le reste du Canada et dans le monde.

«Si le gouvernement peut prendre les bonnes décisions [...pour] redorer une image ternie par les carrés rouges, la Charte et la commission Charbonneau, qui ont donné une mauvaise impression. Il faudra que le gouvernement attire les investissements.»

Selon André Desmarais, il est devenu injustifiable que le Québec, qui représente 23% de la population canadienne, ne contribue qu'à 20% environ du produit national brut du Canada.

«Il n'y a pas de raisons, quand on regarde la créativité, l'intelligence et l'éducation que nous avons, [...qu'on ne puisse] aller vers l'avenir économique qui peut nous permettre de s'offrir les soins que l'on veut», a observé M. Desmarais.

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