Recherche en aérospatiale: le Québec pris pour modèle

Lucie Boily (à droite), vice-présidente aux politiques de... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

Lucie Boily (à droite), vice-présidente aux politiques de l'Association des industries aérospatiales du Canada, en compagnie de Clément Fortin, PDG du Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Canada s'est inspiré du Québec pour créer un réseau national de recherche en aérospatiale.

Ce nouveau réseau pancanadien, nommé Consortium en aérospatiale pour la recherche et l'innovation au Canada (CARIC), est en effet «très en ligne avec le CRIAQ (Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec)», a indiqué hier Lucie Boily, vice-présidente aux politiques de l'Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC), lors d'un forum à Montréal.

«Ça marche : pourquoi changer ?», a-t-elle indiqué.

Le siège social du CARIC sera d'ailleurs à Montréal, dans les mêmes locaux que celui du CRIAQ. Le réseau aura aussi des bureaux satellites à temps plein à Toronto, Ottawa et Winnipeg, et des représentations à temps partiel à Vancouver et dans les provinces de l'Atlantique.

Le consortium québécois, qui existe depuis une douzaine d'années, repose sur une collaboration entre l'industrie, les universités, les centres de recherche et le gouvernement. Dans un rapport rendu public en novembre 2012, l'ancien ministre conservateur David Emerson a recommandé d'étendre ce modèle aux quatre coins du pays. En décembre dernier, le ministre fédéral de l'Industrie James Moore a donné son aval à cette idée.

FACTURE PARTAGÉE, RÉSULTATS DÉCUPLÉS

Ottawa assumera la moitié du budget du CARIC et les provinces, 25 %. La contribution de l'industrie, en argent ou en prestations, couvrira le reste du budget.

Il a donné comme exemple un projet de recherche sur la fabrication de matériaux composites hors autoclave, qui implique le CRIAQ, le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, Bell Helicopter, Bombardier, Delastek, le Centre de développement des composites du Québec et les universités McGill, Concordia et British Columbia.

«Il faudra être axé sur les résultats parce que le gouvernement va nous demander des comptes à la fin», a noté Mme Boily.

De son côté, le directeur de la recherche et de l'innovation de Polytechnique Montréal, Gilles Savard, a insisté sur l'importance d'établir des ponts entre la recherche fondamentale, la recherche appliquée et les besoins de l'industrie.

«Le consortium nous aidera à former des étudiants hautement qualifiés», a-t-il lancé.

Le nouveau réseau national facilitera également la coopération avec des réseaux internationaux et la participation à de grands projets de recherche et développement de l'Union européenne, comme Horizon 2020, un vaste programme de 79 milliards d'euros (120 millions de dollars) touchant plusieurs grands secteurs.

Luigi Scarpa de Masellis, un analyste aux affaires économiques et commerciales de la délégation de l'Union européenne au Canada, a indiqué que jusqu'ici, il était difficile d'établir des projets de collaboration avec le Canada parce qu'on y trouvait peu de réseaux nationaux de recherche.

«En aéronautique, on a trouvé une solution», a-t-il déclaré.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer