Québec veut sélectionner 300 entreprises prometteuses

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La ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, a assuré qu'il y aura des gazelles dans toutes les régions de la province, même s'il devrait y en avoir davantage dans la région de Montréal.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le gouvernement Marois va de l'avant avec son appel de candidatures afin d'identifier ses 300 «gazelles», soit des petites et moyennes entreprises appelées à devenir les prochains fleurons du Québec inc.

Un processus de sélection permettra de choisir ces entreprises qui se verront offrir les services d'un accompagnateur pour les aider à croître en plus de faire grimper leur chiffre d'affaires.

Cette mesure, qui s'inscrit dans la Politique industrielle québécoise du gouvernement Marois dévoilée en octobre dernier, s'adresse principalement au secteur manufacturier, qui devrait représenter les trois quarts des gazelles.

«Comme toutes les économies avancées, le Québec souffre d'une forte pression qui fait en sorte que le secteur manufacturier était moins important que le secteur des services dans notre PIB», a souligné la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, lundi à Montréal.

Les entreprises du secteur tertiaire à forte valeur ajoutée, dont celui de la conception et fabrication de jeux vidéo, sont également visées par l'initiative des gazelles.

Jusqu'au 28 mars, il sera possible pour les compagnies de soumettre leur candidature pour espérer faire partie des 100 gazelles sélectionnées ou 200 entreprises prometteuses susceptibles d'être sélectionnées cette année.

«Nous n'avons pas suffisamment de moyennes entreprises, les plus susceptibles d'exporter, de créer de la valeur ainsi qu'un réseau de fournisseurs qui vont croître avec elles», a souligné la ministre Zakaïb.

Un accompagnateur personnalisé sera offert aux gazelles, qui bénéficieront aussi de ressources du ministère des Finances, d'Investissement Québec, d'Export Québec et d'Emploi-Québec.

«Chaque gazelle va avoir un chargé de projet, a dit Mme Zakaïb. Il y en aura dans toutes les régions du Québec afin que les projets se concrétisent. Par exemple, certaines entreprises qui devront réaliser des acquisitions vont bénéficier de l'aide d'Investissement Québec afin d'identifier leurs cibles.»

La ministre a assuré qu'il y aura des gazelles dans toutes les régions de la province, même s'il devrait y en avoir davantage dans la région de Montréal.

«Nous devrions connaître l'identité des gazelles après Pâques», a-t-elle également laissé entendre.

Le président de l'Association des centres locaux de développement du Québec (ACLDQ), Yves Maurais, a salué l'arrivée de ce modèle intégré.

«L'ACLDQ demandait depuis longtemps ce genre de structure, a-t-il souligné. Les gazelles auront accès aux professionnels afin d'exploiter leur talent.»

La ministre Zakaïb a garanti un processus de sélection «apolitique» et «objectif» afin d'être en mesure de sélectionner les gazelles.

Les candidates devront notamment être en activité depuis au moins trois ans, avoir moins de 250 employés à temps plein, être détenue à 51 % et plus par des intérêts québécois et avoir un chiffre d'affaires annuel d'au moins 2,5 millions de dollars.

«Elles (les entreprises) vont savoir rapidement si elles passent le premier filtre, a expliqué Mme Zakaïb. Après, c'est un comité national qui aura le mandat de se pencher sur les candidatures.»

Présidé par l'entrepreneur à la retraite Pierre-Maurice Vachon, le comité est composé de sept personnes, dont la présidente-directrice générale du CEFRIO, Jacqueline Dubé, et Jean Campeau, ex-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Ces personnes indépendantes vont prendre leurs décisions sans intervention du gouvernement ou du politique», a assuré la ministre déléguée à la Politique industrielle.

La vice-présidente de la recherche et économiste en chef du Conseil du patronat du Québec, Norma Kozhaya, a salué ce processus de sélection.

«Ce sont des gens qui ont une bonne expérience dans le milieu, a-t-elle observé. C'est un pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas seulement ce programme qui va aider (le secteur manufacturier).»

Selon Mme Kozhaya, avant d'annoncer d'autres programmes visant à soutenir les entreprises locales, le gouvernement Marois devrait réviser l'ensemble de ses programmes afin de s'assurer de leur efficacité.

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