La ville de Québec ne peut concurrencer Expedia

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Le Château Frontenac.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Pas facile de concurrencer Expedia. L'Office du tourisme de la ville de Québec en a fait la coûteuse expérience. Faute d'achalandage significatif, il fermera sa centrale de réservations de chambres d'hôtel le 1er octobre, soit deux ans seulement après son lancement.

Tourisme Montréal est passé par le même processus. Son engin de réservations en ligne, ouvert en 2010, a fermé le 31 mai dernier.

Entrée en service le 16 mars 2011, la centrale, appelée Québec Région Réservation (QRR), est un organisme sans but lucratif issu d'un partenariat entre l'Office et l'Association hôtelière de la région de Québec. Au départ, l'idée était de «fournir un levier à une mise en marché performante» de la région, selon ce qu'on peut lire dans le résumé du rapport annuel 2010 de l'Office.

«Québec a créé sa propre centrale de réservations parce que les hôteliers trouvaient ennuyeux de faire affaire avec les agences en ligne comme Expedia ou Booking.com, qui exigent des commissions pouvant aller jusqu'à 25%», explique Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l'ESG UQAM.

Les résultats n'ont pas été au rendez-vous. «La concurrence face aux géants de la réservation en ligne comme Expedia et Booking.com est disproportionnée», lit-on dans le dernier rapport annuel de l'Office.

Le site n'était pas rentable

La première année, le site a conclu 2642 réservations. Ce chiffre a bondi à 3900 transactions la deuxième année d'exploitation pour un chiffre d'affaires de 1 million de dollars. Le site n'a jamais été rentable.

«Quand on a lancé l'idée d'avoir un engin de réservations en 2009, les Expedia et autres grands moteurs de recherche n'avaient pas l'ampleur qu'ils ont aujourd'hui», explique Éric Bilodeau, directeur des communications à l'Office du tourisme. À la place, l'Office mettra à la disposition des touristes internautes une passerelle qui les redirigera vers les sites de réservations des établissements hôteliers de la capitale.

M. Bilodeau ne pouvait chiffrer les pertes de QRR pendant ses deux années d'existence. Le rapport annuel 2012 de l'Office indique qu'une somme maximale de 250 000$ a été mise de côté pour le financement des activités de Québec Région Réservation. Une somme de 164 700$ avait été utilisée au 31 décembre 2012.

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