Déficit: le Québec rate la cible de 250 millions

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Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, maintenait sa prévision en mars, dans sa mise à jour.

Le gouvernement du Québec n'a finalement pas réussi à atteindre le déficit cible qu'il s'était fixé pour l'année 2012-2013.

Selon le dernier rapport mensuel des opérations financières, l'exercice clos le 31 mars dernier s'est terminé avec un déficit de 1,75 milliard, soit 250 millions de plus que prévu.

Dans sa présentation budgétaire de novembre dernier, le gouvernement péquiste avait prévu un déficit de 1,5 milliard pour 2012-2013. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, maintenait sa prévision en mars, dans sa mise à jour.

Le rapport mensuel, paru jeudi en fin de journée, fait état d'un déficit mensuel important en mars, dernier mois de l'année budgétaire. C'est ce déficit de 791 millions qui a empêché le gouvernement d'atteindre sa cible annuelle, prévue dans la Loi sur l'équilibre budgétaire.

En fait, l'écart entre la prévision de novembre et les résultats sont plus grands si l'on tient compte de l'utilisation de la provision pour éventualités.

En novembre, non seulement le gouvernement prévoyait-il clore l'année avec un déficit de 1,5 milliard, mais encore il espérait maintenir sa réserve de 200 millions, pour un déficit réel net de 1,3 milliard. Or, le rapport de jeudi indique que cette provision a été entièrement utilisée et, par conséquent, le déficit de 1,75 milliard de l'année est 450 millions plus élevé que prévu en novembre.

Le ralentissement économique est principalement responsable du déficit plus important. Globalement, les revenus autonomes du gouvernement ont bondi de 3,7% en 2012-2013, à 52,1 milliards, alors que le gouvernement tablait sur une hausse de 5,3%. En dollars, le manque à gagner est de 800 millions.

Le principal poste de revenus, l'impôt sur le revenu des particuliers, est en recul de 1,9% par rapport à l'an dernier, à 18,6 milliards.

Dépenses respectées

Par ailleurs, le gouvernement a respecté et même dépassé ses objectifs concernant les dépenses, une première depuis quelques années. Ainsi, les dépenses de programmes ont crû de seulement 1,7% en 2012-2013, à 62,6 milliards, alors que l'objectif était de 1,9%. L'important budget de la santé et des services sociaux a crû de 2,9% et celui de l'éducation, de 1,8%.

Le service de la dette a également monté moins que prévu, soit de 5,7%, contre une prévision de 6,5%. Globalement, le gouvernement a dépensé 7,8 milliards pour payer les intérêts sur sa dette.

Précisons que les chiffres du rapport mensuel ne sont pas définitifs. Les résultats finaux seront publiés à l'automne. Au cours des années passées, les résultats de l'automne ont été de quelque 200 à 300 millions plus avantageux, une tendance qui ne se répétera pas nécessairement cette année en raison du ralentissement économique.

Pour l'année 2013-2014 en cours, qui a débuté le 1er avril, le gouvernement prévoit avoir un déficit zéro. Cet équilibre budgétaire dépend de la croissance économique. Il pourrait également être influencé par la grève dans le secteur de la construction, qui prive le gouvernement de recettes non négligeables.

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