Le 450 double le 514 pour la croissance économique

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Le coût des espaces commerciaux au centre-ville, les... (Photo: Alain Roberge, La Presse (Archives))

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Photo: Alain Roberge, La Presse (Archives)

Le coût des espaces commerciaux au centre-ville, les taxes élevées sur l'île, ainsi que les coûts engendrés par la congestion poussent de plus en plus les entreprises à s'établir en périphérie de Montréal.

La croissance économique des banlieues de Montréal surclasse depuis 15 ans celle observée sur l'île, révèle une étude menée pour l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Sorte de bilan de santé annuel de la province, le Panorama des régions 2013 démontre que, depuis 1997, le PIB du 450 s'est développé deux fois plus rapidement que celui du 514.

L'auteur de l'étude, l'économiste André Lemelin de l'INRS, explique que le coût des espaces commerciaux au centre-ville, les taxes élevées sur l'île, ainsi que les coûts engendrés par la congestion poussent de plus en plus les entreprises à s'établir en périphérie de Montréal. «Pourquoi une entreprise payerait-elle un loyer à la Place Ville-Marie alors qu'elle peut payer pas mal moins cher à Sainte-Thérèse?» Évidemment, certains secteurs, comme la haute finance, ont intérêt à demeurer sur l'île, mais d'autres, comme l'industrie manufacturière, peuvent économiser en se localisant dans les couronnes.

L'accélération du développement de la banlieue n'est pas nécessairement un signe de mauvaise santé économique pour la métropole, nuance André Lemelin. «Ce phénomène de déconcentration dans les environs immédiats des grandes métropoles n'est pas unique à Montréal.»

Les recherches de l'économiste démontrent également que le revenu personnel en banlieue dépasse maintenant celui sur l'île. André Lemelin s'explique ce phénomène par les mouvements de population, les jeunes familles partant s'établir en banlieue tandis que Montréal attire principalement les immigrants. «Ceux qui partent de Montréal ont peut-être des meilleurs revenus que ceux qui arrivent», indique-t-il.

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PIB

Évolution du PIB (1997-2010) (en dollars constants)

Montréal : 31,5 %

Laval : 55,3 %

Couronnes nord et sud : 50,9 %

Moyenne québécoise : 36,3 %

60 %

C'est la région de Gatineau qui a connu la plus forte croissance de son PIB au Québec depuis 15 ans. Son poids sur l'économie québécoise reste toutefois encore très faible, à 3,3 %.

28,7 %

La région de Trois-Rivières a connu la plus faible croissance du PIB parmi les grandes régions du Québec.

***

Croissance du revenu personnel (1997-2010) (en dollars constants)

Montréal : 29,4 %

Laval : 44,6 %

Couronnes nord et sud : 53,7 %

Moyenne québécoise : 40,3 %

73 %

C'est également la région de Gatineau qui a connu la plus forte croissance du revenu de ses habitants.

***

[1997 | 2010]

Montréal : 53,2 % | 49,2 %

Laval : 9,7 % | 10 %

Couronnes nord et sud : 37,1 % | 40,8 %

***

Croissance de la population (1997-2010)

Montréal : 8,2 %

Laval : 17,8 %

Couronnes nord et sud : 18,5 %

Moyenne québécoise : 8,7 %

-6 %

La région de la Ville de Saguenay a connu une baisse de sa population depuis 15 ans. On y compte un peu moins de 153 000 personnes comparativement à plus de 160 000 en 1997.

19 %

La région de Gatineau a aussi bénéficié de la plus forte croissance de population au Québec depuis 15 ans.

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